Le lancement du programme de capture et de collecte des données de la pêche artisanale et semi-industrielle, le 12 juin dernier à Douala, a marqué une nouvelle étape dans la structuration de la filière halieutique camerounaise. Une dynamique renforcée par les échanges du FELS Economic Forum, qui ont mis en lumière le potentiel de l’économie bleue comme moteur de croissance et d’attractivité économique.

Dr TAIGA procédant à l’ouverture officielle
Le débarcadère de Douala a servi de cadre au lancement officiel du programme de capture et de collecte des données de la pêche artisanale et semi-industrielle. Présidée par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, le Dr Taïga, la cérémonie a réuni les acteurs clés du secteur autour d’un objectif commun : améliorer la connaissance et la gestion des ressources halieutiques du pays.

Louis Deschamps LOTHIN ELESSA/ Promoteur
Initiée par la Fondation Elessa Lothin-Sen, cette opération vise à professionnaliser davantage la filière et à favoriser la création d’emplois. Pour le ministre, la disponibilité de données fiables constitue un outil indispensable à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces et à la valorisation du potentiel économique de la pêche.
Le secteur dispose en effet d’importantes marges de progression. Les crevettes, l’un des principaux produits d’exportation du Cameroun, restent confrontées à une sous-production malgré une demande soutenue. Sur les 10 000 tonnes de produits halieutiques recensées dans le pays, près de 6 000 tonnes sont issues de la pêche artisanale, preuve du rôle central joué par les pêcheurs dans l’approvisionnement du marché.

Cette réflexion s’est poursuivie lors de la 10ᵉ édition du FELS Economic Forum organisée à Douala. Placée sous le thème « Le Cameroun, une attractivité économique majeure dans la sous-région CEMAC », la rencontre a permis aux décideurs publics, investisseurs, experts et opérateurs économiques d’explorer les opportunités offertes par l’économie bleue, ainsi que les perspectives de développement des filières de l’élevage, de la pêche et des industries animales.
À travers la modernisation de la pêche artisanale et la promotion de l’économie bleue, le Cameroun entend faire de ses ressources aquatiques un levier de développement durable, de création d’emplois et de rayonnement économique dans la sous-région CEMAC.
Olivier DONGMO



