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Cameroun : la lutte contre le paludisme, le VIH et la tuberculose s’expose au grand jour

Pour la première fois, le Cameroun ouvre grand ses portes sur l’une de ses batailles sanitaires les plus déterminantes. Le 18 juin 2026, à la Croix Rouge Camerounaise, le ministère de la Santé Publique organise la première édition de la Journée Portes Ouvertes sur la lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme. Un événement placé sous le haut patronage du Premier ministre Joseph Dion Ngute, à l’heure où le soutien financier mondial à la santé s’effrite dangereusement.
Trois maladies. Des décennies de combat. Et, pour la première fois, une journée entière consacrée à montrer ce que ce combat a vraiment produit.
Cette journée Portes Ouvertes sur la lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, sous le thème : « Performance et redevabilité : les résultats clés des financements du Fonds Mondial et Expertise France contre le Paludisme, le VIH/SIDA et la Tuberculose au Cameroun ».
Cette initiative, placée sous le haut patronage du Premier ministre Joseph Dion Ngute, Chef du Gouvernement, vise à mettre en vitrine les réalisations tangibles effectuées grâce aux investissements consentis par le Fonds Mondial et la France, à travers l’Initiative et Expertise France, dans le cadre de la riposte contre ces trois maladies au Cameroun.
Le programme s’annonce dense. Plusieurs articulations vont ponctuer cette rencontre : la présentation de la situation actuelle de chacune des trois pathologies, la projection des résultats des différents projets financés par le Fonds Mondial et l’Initiative et Expertise France au Cameroun, ainsi que des panels de discussions sur les points clés de la riposte.
Mais derrière la vitrine des succès se cache une réalité bien plus pressante. Cette Journée Portes Ouvertes s’inscrit dans un contexte marqué par un double enjeu : les défis liés à la bonne gouvernance sanitaire, et l’effondrement du soutien financier mondial à la santé. Un constat alarmant qui pousse les organisateurs à transformer cet événement en un puissant levier de plaidoyer pour renforcer la mobilisation des ressources domestiques, en vue de pérenniser les acquis sanitaires nationaux. Autrement dit, face à la charge morbide de ces trois maladies sur le système de santé camerounais, il s’agit désormais d’engager davantage de partenaires, chacun selon ses spécialités, dans la lutte. Au-delà des représentants du gouvernement, cette journée rassemblera des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile, des partenaires au développement et des parlementaires la preuve que cette bataille sanitaire dépasse largement les murs d’un seul ministère.

Le 18 juin, le Cameroun ne se contentera pas de parler de ses résultats il les exposera. Reste à savoir si cette transparence suffira à combler le vide laissé par l’effondrement du financement mondial de la santé.


Victoire Nkana

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