Réunis récemment à Douala dans le cadre du Projet de renforcement de la gestion des risques de catastrophes et des capacités de relèvement au Cameroun, des représentants d’institutions gouvernementales, d’organisations internationales, de collectivités territoriales et des médias ont réfléchi aux stratégies de communication adaptées à la prévention et à la gestion des catastrophes. Au terme de quatre jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées pour renforcer l’information et la sensibilisation des populations.

Participants en séance de travail
Douala a accueilli un atelier national consacré au développement des émissions des radios communautaires dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la gestion des risques de catastrophes et des capacités de relèvement au Cameroun. Pendant quatre jours, experts, responsables d’administrations publiques, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants d’organisations nationales et internationales ont échangé sur les mécanismes de communication les plus efficaces pour accompagner les actions de prévention des risques et d’adaptation aux changements climatiques.
Les travaux ont permis de dégager plusieurs orientations majeures visant à améliorer la sensibilisation des communautés locales. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de définir un plan national de communication, d’harmoniser les messages clés issus du projet et de préciser les modalités de diffusion des programmes radiophoniques dans les communes pilotes de Yaoundé II, Douala IV, Buéa, Blangoua et Tcholliré.

Parmi les principales recommandations figurent également le renforcement de la formation en communication au sein des universités, l’octroi de moyens opérationnels aux communes pour une meilleure gestion territoriale des risques, ainsi que l’amélioration de la coordination entre les communes et les services déconcentrés de l’État. Les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle accru dans la planification urbaine et la prévention des catastrophes.
Les participants ont par ailleurs souligné l’importance d’une collaboration renforcée entre les médias, les autorités locales et les communautés. La qualité de l’information devra être améliorée grâce à la formation des journalistes sur les enjeux liés aux risques de catastrophes et aux changements climatiques, afin de garantir une couverture médiatique plus proactive et efficace.
Au-delà des recommandations formulées, cet atelier a surtout permis de consolider les acquis en matière de collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des risques. Les participants ont convenu de poursuivre les efforts pour renforcer les systèmes d’alerte, promouvoir des approches participatives adaptées aux réalités locales et mettre en place un dispositif de communication capable d’accompagner efficacement les populations avant, pendant et après les situations de crise.
Hubert Tchatchoua



