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Crise dans le Noso : a quand la fin de la boucherie humaine ?

La tuerie de Kumba est venue rappeler à la conscience collective l’urgence d’un retour à la paix qui implique la collaboration de tous  et de chacun, pour le bien du Cameroun.

La crise séparatiste qui secoue les régions du Sud-Ouest et  du Nord-Ouest depuis 2016 exacerbe le niveau de l’horreur. Le dernier drame en date enregistré dans un établissement de Kumba qui donne à voir une scène de cruauté dans laquelle les élèves sont criblés de balles par des individus pour le moment non identifiés alors qu’ils de demandaient qu’à vivre, appelle à plus d’actions. Des  moments insoutenables,  de voir des enfants passés de vie à trépas  aussitôt, sur fond de brutalité,  au sein  d’une nation qui arborait fièrement la réputation d’ilot de paix. Plus le temps passe, s’agissant de cette guerre,  plus la liste des crimes s’allonge.  Qu’il s’agisse des policiers, des gendarmes, des militaires, des enseignants, des élèves, des populations de tous ordres, entre autres, toutes ces morts enregistrées depuis le déclenchement de cette crise constituent des pertes pour le Cameroun. Ces pays tout entier qui pleure ses enfants partis pour une cause inconnue pour certains et incomprise pour d’autres  

Au moment où les signaux semblent au vert pour un retour à la  paix qui a favorisé la mise sur pied par le président de la république du plan de reconstruction des régions anglophones, et le retour effectif à l’école de bon nombre d’élèves dans cette zone en crise à la faveur de cette rentrée scolaire 2020-2021,  une autre drame survient.  Celui-ci vient  prend de cours toute la république et vient  rappeler à tous les camerounais que la terreur continue de régner dans ces régions dites anglophones. Dans le même temps,  l’Etat n’a de cesse de prendre des mesures pour un retour à la paix.  Une question taraude les esprits, pourquoi la crise ne s’estompe pas ? A cette interrogation,  d’aucuns pensent que dans ces régions notamment,  il faut que l’Etat du Cameroun amorce réellement le dialogue qui va atteindre ces personnes impliquées dans ce conflit qui a fait un nombre ahurissant de morts. D’autres, soutiennent qu’il est urgent qu’un discours franc qui réconcilie les cœurs sont prononcés à l’endroit de ceux qui ont décidé de se retourner contre la république afin qu’ils reviennent à des meilleurs sentiments. Un exercice périlleux, mais obligatoire que seul l’Etat qui a les moyens légitimes doit se soumettre pour remettre la quiétude au sein de ces deux régions du Cameroun. 

En clair, il est question qu’au-delà de l’indignation collective suscitée  par cette ignominie, que l’Etat saisisse l’occasion de ce massacre de trop et trouve la recette  qui arrêtera l’effusion de sang. Pour cela, l’implication de tous et de chacun avec des méthodes plus soft est appelée de tous ses vœux.  Les pouvoirs publics ne devraient faire économie de rien pour le retour à la paix dans cette zone qui est déclarée  économiquement sinistrée par le Gicam  et dont les répercussions  contribuent depuis lors à plomber l’économie du Cameroun. Le dernier rapport du Gicam sur la situation économique dans le Noso depuis la survenue de crise  fait état d’un manque à gagner  pour l’Etat du Cameroun qui se chiffre à  plusieurs centaines de milliards. Vivement que les résolutions issues du grand dialogue soit implémentées de manière concrète sur le terrain de façon à constituer le début de la fin des hostilités dans ces zones dites anglophones du Cameroun.

Emmanuel MVELE

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