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Cameroun : voici la destination des explosifs saisis par la douane à Garoua

Le 29 août 2020, les éléments de la Douane ont saisi dans une voiture de marque Starlet une cargaison de 207 engins explosifs improvisés, avec un poids de 2070 kg dans la région du Nord en provenance du Nigeria.

C’est précisément à Pakete, village situé à 3 km de Garoua dans l’arrondissement de Demsa, qu’une voiture transportant des Engins explosifs improvisés (Eei) a été interpellée par les agents de la mission Halcomi (Halte au Commerce illicite) Zone 3. Le conducteur du véhicule a réussi à tromper la vigilance des différents contrôles de police, de gendarmerie et de l’armée sur plus de 100 km jusqu’à ce qu’il se fasse arrêter par les éléments de la Douane.

Selon les instructions du gouverneur du Nord, Jean Abate Edi’i, «les forces de Défense ont testé et confirmé l’extrême dangerosité de ces explosifs. C’est la plus grosse saisie des Eei opérée au Cameroun», précise la douane camerounaise. La saisie de cette cargaison a attiré l’attention du gouverneur de la région, dans la mesure où certaines décisions seront prises  tout en interdisant les activités des véhicules de marque Starlet, très pratiques sur les lignes Cameroun-Nigeria. «A partir de lundi 31 août, l’activité des Starlets est interdite sur l’ensemble de la région du Nord dans le but de stopper ces activités illicites», a indiqué le gouverneur.

Cette décision risquerait d’engendrer d’autres problèmes dans cette région, en ce sens que certains arrondissements du département de la Bénoué utilisent les voitures de marque Starlet comme moyens de transport pour se rentrent à Garoua. En plus, ces voitures transportent des marchandises du Nigeria à Garoua et de Garoua au Nigeria. Cette décision ne va-t-elle pas incitée le soulèvement des populations du Nord ?  Ce impliquerait le retour au chômage des conducteurs des véhicules de marque Starlet. N’y a-t-il pas d’autres moyens de contournement pour que la population ne soit pas touchée par cette mesure ? Ces questions taraudent les consciences des Camerounais. 

Alice OKALA (Stagiaire)

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