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Cameroun : un syndicat prend position face aux actes de torture et de traitements dégradants infligés à un travailleur camerounais

A la suite du visionnage des images devenues virales sur les réseaux sociaux.

« COMMUNIQUÉ RADIO-PRESSE N°006/FOSAT/BEF/2026

Objet : Condamnation ferme des actes de torture et de traitements dégradants infligés à un travailleur camerounais

Yaoundé, le 03 mai 2026

La Fédération des Organisations Syndicales Autonomes des Transports, FOSAT, a visionné avec effroi et indignation les images devenues virales sur les réseaux sociaux.

On y aperçoit, avec une violence déshumanisante, un citoyen camerounais prenant du plaisir à fouetter un autre compatriote, manifestement son collègue de travail, sur les ordres assumés d’un supposé employeur de nationalité étrangère.

Pour la FOSAT, la scène est brutale, humiliante et révoltante.

1. Une atteinte grave à la dignité humaine
Le fouet. En 2026. Au Cameroun. Dans une entreprise.
Comment peut-on encore assister à des scènes qui rappellent un autre siècle, celui de l’esclavage et de la colonisation ? C’est une insulte à notre Histoire, à notre Souveraineté et à notre Humanité.

2. Une contradiction tragique
Ces actes se déroulent au lendemain même du 1er Mai 2026, Fête Internationale du Travail, placée sous le thème : «Dialogue Social et Travail Décent, Facteur de Paix, de Cohésion Nationale et de Développement».
Quelle contradiction ! Quelle honte !

Pendant que la République célèbre le Travail Décent, des employeurs rétablissent le travail servile. Pendant que nous parlons de Dialogue Social, d’autres parlent avec le fouet. C’est inacceptable.

3. Dans un État de droit comme le Cameroun, ceci ne peut rester impuni
Le Code du Travail, le Code Pénal et la Constitution du Cameroun interdisent formellement les traitements inhumains, cruels et dégradants. Le travailleur camerounais n’est pas une marchandise. Il n’est pas un esclave. Il est un citoyen, protégé par la loi.

PAR CONSÉQUENT, LA FOSAT :

  1. Condamne sans réserve ces actes de barbarie d’un autre âge.
  2. Exige du Gouvernement, à travers le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale et le Ministère de la Justice, l’ouverture immédiate d’une enquête pour identifier le lieu, la victime, le bourreau et le commanditaire.
  3. Demande l’interpellation et la traduction en justice de tous les auteurs et complices de cette forfaiture. L’exemplarité de la sanction est attendue.
  4. Appelle tous les travailleurs victimes ou témoins de tels abus à rompre le silence. La FOSAT met à disposition ses services juridiques pour vous accompagner et vous protéger.
  5. Se constitue partie civile dans cette affaire pour défendre l’honneur des travailleurs camerounais.

Le Cameroun n’est ni une plantation, ni une zone de non-droit.
Aucun investisseur, fût-il étranger, n’est au-dessus des lois de la République.

La FOSAT rappelle que le développement économique ne saurait se construire sur l’humiliation et la torture des travailleurs. Le travail doit élever l’Homme, pas l’avilir.

Fait à Yaoundé, le 03 mai 2026

Pour la FOSAT,
Lambert Onguene
Président Fédéral

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