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Attaque d’Ebam au Cameroun : le rapport controversé de Human Rights Watch fait des vagues

Le ministre délégué à la présidence de la république camerounaise chargé de la Défense

Le ministre délégué à la présidence de la république camerounaise chargé de la Défense qualifie d’allégations mensongères le contenu du rapport de cette organisation, qui incrimine les militaires de viols et meurtres commis, le 1er mars 2021, dans le village d’Ebam, arrondissement d’Eyumojock, département de la Manyu, région du Sud-ouest Cameroun.

Le ministre délégué à la présidence de la république camerounaise chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, reconnait que dans la nuit du samedi 29 février au dimanche 1er mars 2020, des éléments du 22e Bataillon d’Infanterie Motorisée ont mené une opération de bouclage autour du village Ebam. L’action, explique-t-il, visait à mettre hors d’état de nuire des terroristes armés, qui avaient fait de la localité une base arrière de planification des attaques dans l’arrondissement d’Eyumojock et ses environs. Au terme de ce bouclage, « 01 arme artisanale et des munitions récupérées, 16 motocyclettes saisies, 01 terroriste neutralisé, 35 individus interpellés et mis à la disposition de la Compagnie de Gendarmerie de Mamfé pour exploitation », dresse-t-il comme bilan. Indiquant par ailleurs que : « Les responsables de cette unité avaient procédé à la remise en liberté immédiate d’un individu déclaré atteint de multiples pathologies, avant de boucler interrogatoire des 34 autres, qui avaient à leur tour été libérés dans la soirée de ce même dimanche 1er mars 2021 ».

Joseph Beti Assomo s’étonne du récit d’Human Rights Watch, qui incrimine les militaires camerounais de viols et meurtres durant cette opération de bouclage du village Ebam. « II y a lieu de se demander en quoi le bouclage d’une base terroriste clairement repérée constituerait une “grave” violation des droits de l’Homme. En mettant d’une part l’Etat du Cameroun et les séparatistes à égalité de légitimité, et en prenant manifestement et maladroitement fait et cause pour des groupes armés, Hrw reste fidèle à son étonnante logique. Jamais cette organisation, et c’est bien dommage pour sa crédibilité, n’a daigné jusqu’ici rendre compte de manière objective des évènements dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, préférant toujours à la moindre occasion un acharnement et une diabolisation systématique de l’armée camerounaise », déclare le membre du gouvernement.

Bertrand TJANI

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