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Guerre ukrainienne : l’ONU demande une “pause humanitaire” pour la semaine sainte

Alors que l’offensive russe a commencé dans l’est de l’Ukraine, Moscou a annoncé mardi avoir mené une dizaine de frappes. Kiev a de son côté indiqué qu’aucun couloir d’évacuation de civils n’est mis en place, pour le troisième jour consécutif. Sur le front diplomatique, Joe Biden participe à une réunion virtuelle “avec les alliés et partenaires” des États-Unis. Suivez les derniers développements de cette journée heure par heure.

L’Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l’air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, refusant de préciser leur nombre, le type d’appareil ou leur origine.

“Aujourd’hui, ils ont à leur disposition plus d’avions de chasse qu’il y a deux semaines”, a déclaré le porte-parole au cours d’un point de presse, soulignant que les Etats-Unis ont facilité l’envoi de pièces détachées vers le territoire ukrainien mais n’y ont pas acheminé d’avions.

Selon un officiel européen, jusqu’à 20 000 mercenaires du groupe privé Wagner combattent aux côtés des forces russes en Ukraine. Des combattants en Libye et Syrie auraient été transférés dans la région du Donbass.

 Les États-Unis et l’Union européenne sont parvenus à “un large consensus sur la nécessité d’accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l’adoption de nouvelles sanctions”, a déclaré mardi soir le gouvernement italien.    Les alliés sont aussi tombés d’accord sur la nécessité “d’accroître l’isolement international de Moscou”, a précisé le gouvernement dans un communiqué.

L’annonce italienne a été confirmée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un tweet : “Nous renforcerons de nouveau nos sanctions contre la Russie”.

Cette prise de position a été prise au cours d’une réunion virtuelle consacrée à l’offensive russe en Ukraine entre le président américain Joe Biden et les principaux alliés des Etats-Unis, au moment où Moscou a déclenché dans le Donbass une nouvelle phase de son attaque.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que le président russe Vladimir Poutine portait la responsabilité des “crimes de guerre” en Ukraine qui ont fait des milliers de morts parmi la population civile.

“L’invasion russe de la Russie est une rupture éclatante du droit international” et la mort de milliers de civils “des crimes de guerre dont le président russe porte la responsabilité”, a estimé le chancelier lors d’une conférence de presse à Berlin, à l’issue d’une visioconférence avec notamment le président américain Joe Biden et plusieurs homologues européens.

“Vingt-deux bataillons russes pourraient encore être déployés dans l’est de l’Ukraine”, selon certaines sources à Kiev, “Certains experts pensent que l’offensive n’est pas encore à son apogée.”

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé l’offensive russe dans l’est de l’Ukraine et demandé aux deux parties de stopper les combats pour une “pause humanitaire” de quatre jours à l’occasion de la Pâque orthodoxe.

“Je demande aujourd’hui une pause humanitaire de quatre jours pour la semaine sainte”, de jeudi à dimanche, “pour permettre l’ouverture d’une série de couloirs humanitaires” en Ukraine, a déclaré le chef de l’ONU.

Soixante-seize Ukrainiens ont été libérés dans un nouvel échange de prisonniers avec la Russie, a annoncé Kiev, sans révéler le nombre de Russes qui ont été remis à Moscou.

“Nous avons échangé 60 militaires, dont 10 officiers. Seize civils sont également rentrés chez eux”, a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. Selon elle, il s’agit du cinquième échange de prisonniers depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février.

Un précédent échange avait eu lieu vendredi 15 avril après des négociations “tendues” dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, partiellement sous contrôle russe, selon Kiev qui n’en avait pas précisé les détails.

La Russie a annoncé l’expulsion de 36 diplomates belges et néerlandais, en représailles à une mesure similaire prise par la Belgique et les Pays-Bas à la suite de l’offensive russe en Ukraine.

Il s’agit de 21 diplomates belges et de 15 diplomates néerlandais, parmi lesquels 14 collaborateurs de l’ambassade des Pays-Bas à Moscou et un collaborateur du consulat général néerlandais à Saint-Pétersbourg, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères. Ils devront quitter la Russie d’ici deux semaines.

L’armée russe a affirmé avoir ouvert un couloir pour évacuer les soldats ukrainiens présents dans la zone industrielle d’Azovstal, dans le port stratégique de Marioupol, quelques heures après avoir exigé leur reddition.

“Étant donné la situation catastrophique dans l’usine métallurgique d’Azovstal (…) à partir de 14 h (11 h GMT) les forces russes ont ouvert un corridor pour permettre la sortie des militaires de l’armée ukrainienne et des combattants de formations nationalistes ayant volontairement déposé les armes”, a indiqué le ministère russe de la Défense, précisant qu’un cessez-le-feu local avait été instauré pour assurer une évacuation.

L’armée russe contrôle totalement la petite ville de Kreminna, dans le Donbass, les forces ukrainiennes qui la défendaient s’étant retirées sur de nouvelles positions, a déclaré Serhi Gaïdaï, gouverneur de la région de Louhansk. Kreminna, qui comptait 18 000 habitants avant la guerre, se situe sur l’axe routier emprunté par les troupes russes qui se dirigent vers Sievierodonestk, un peu plus au Sud.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a confirmé que la “bataille du Donbass”, nouvel objectif de “l’opération spéciale” que Moscou dit mener sur le territoire ukrainien, avait débuté. “Une nouvelle étape de cette opération est en train de commencer”, a-t-il dit mardi à la chaîne de télévision India Today.

Source le monde

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