Input your search keywords and press Enter.

Féminicides  : les larmes aux yeux, Flore Belema supplie les décideurs d’adopter une loi réprimant les auteurs


En marge de la marche sportive marquant une étape de la célébration du 08 mars prochain, qui a eu lieu le 28 février 2026, cette égérie de la société civile a remis cette question au goût du jour.


Au Cameroun, il est désormais difficile que deux jours passent sans que la chronique des faits divers ne renseigne sur un cas de féminicide. Les femmes sont tuées tous les jours au Cameroun, pourrait-on dire. Et cela semble ne pas émouvoir grand monde, pourtant le mal est profond. De quoi pousser Yvonne Flore Belema à saisir l’occasion de cette marche sportive pour appeler l’Etat du Cameroun à prendre une loi réprimant les auteurs de féminicide qui ne se comptent plus.


En décidant de s’asseoir à même le goudron pour crier leur ras le bol, et amener les décideurs à mettre en exergue un arsenal juridique qui sanctionne les violences basées sur le genre qui débouchent régulièrement sur les fiminicides. La démarche de la promotrice du centre Afiri se veut constante. Elle ne rate aucune occasion pour faire un plaidoyer en faveur de la protection des droits de la femme. Au boulevard du 20 mai, les messages interpellateurs étaient brandis par les actrices de la société civile. On pouvait lire des messages tels : Chaque féminicide est un échec collectif ; stop aux féminicides, la vie des femmes n’est pas négociable ; la famille, les leaders religieux et traditionnels ont un rôle à jouer dans la prévention ; l’impunité encourage la répétition, la loi protège et dissuade ; entre autres.
Suffisant pour comprendre que la situation est suffisamment alarmante et mérite que l’Etat prenne le taureau par les cornes afin que la courbe des femicides baisse et contribue au bonheur des familles. « La famille investie pour envoyer l’enfant à l’école. L’homme la tue pour rien. Pardon on est fatigué, donnez nous notre loi. C’est le deuil, nous pleurons nos sœurs. Tous les jours ce n’est pas seulement dans les grandes villes, dans les départements, dans les villages on tue nos sœurs avec des machettes, les bâtons, les mains. On est fatigué, donnez nous notre loi », a lâché Yvonne Flore Belema.

Le 08 mars 2026, pour la promotrice du Centre Afiri, au regard d’un contexte de monter en puissance des violences basées sur le genre, ne saurait se réduire à la célébration mais plutôt, à la revendication, au plaidoyer pour que l’Etat du Cameroun protège davantage les femmes et les filles. « On n’est pas là pour célébrer, on est là pour pleurer nos sœurs, nos filles qu’on assassine brutalement. Elles sont innocentes. Nous supplions le gouvernement, le cœur saigne. Nous sommes les mamans, nous sommes écœurées, affaiblies », a soupiré Yvonne Flore Belema.
Les tee-shirts rouges qu’arboraient les femmes du Centre Afiri différents de la couleur habituelle traduisent l’affliction des femmes relativement aux assassinats réguliers de leurs sœurs, les filles, leurs mères.
Ernesthine BIKOLA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *