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CAMWATER : l’exigence de la performance au service de l’accès à l’eau potable pour tous

Dans le concert des grands chantiers d’État qui façonnent le Cameroun émergent voulu par le Chef de l’État, la question de l’eau potable occupe une place axiale. Élément vital par excellence, levier incontournable de santé publique et baromètre de la qualité de vie, l’accès à la ressource hydrique ne tolère aucun atermoiement. C’est à cette aune qu’il convient de mesurer, à sa juste valeur, le parcours accompli par la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) au cours de quatre années d’un effort méthodique et soutenu.

Nommé le 30 septembre 2022, le Dr Blaise Moussa franchit ce 30 septembre 2026 le cap des quarante-huit mois à la tête de cet opérateur national stratégique. En quatre ans, la feuille de route est demeurée constante : redresser l’entreprise, moderniser ses services et valoriser son capital humain. Dans un secteur autrefois lesté par des pesanteurs structurelles et d’immenses attentes citoyennes, la démarche adoptée a privilégié l’action structurée sur les annonces d’effet.

Sur le plan des infrastructures, la transformation s’incarne dans des réalisations concrètes de haute portée. La mise en exploitation du Projet d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et de ses environs (PAEPYS) à partir du fleuve Sanaga injecte désormais plus de 300 000 mètres cubes d’eau par jour dans la capitale et sa périphérie, résorbant un déficit historique.

À Douala, l’extension des capacités de la station de Japoma répond aux besoins grandissants de la métropole économique, tandis que le programme ValEAU sécurise les conduites et étend le réseau vers les zones périurbaines. Parallèlement, des campagnes ciblées ont permis de traiter l’accumulation des demandes de raccordement, concrétisant l’objectif d’inscrire des dizaines de milliers de nouveaux abonnés dans le circuit officiel.

Cette réponse industrielle s’accompagne d’une réorganisation en profondeur du service public. L’ouverture de dizaines de nouvelles agences, la modernisation des sites d’accueil, l’aménagement des horaires de guichet le week-end et l’intervention continue des équipes de maintenance traduisent la volonté de rapprocher l’administration des usagers. Ce souci de proximité trouve un prolongement naturel dans la digitalisation progressive de la relation client : le paiement électronique, la traçabilité des dossiers et la gestion optimisée des réclamations font désormais du numérique un vecteur central de transparence et d’efficacité.

Toutefois, l’assainissement durable d’une grande entreprise publique repose avant tout sur ses ressources humaines. En remettant la valeur du travail, la clarté des responsabilités et le dialogue social constructif au cœur de la gouvernance, l’entreprise s’emploie à bâtir une culture de la performance partagée. L’apaisement du climat interne et la concertation permanente avec les associations de consommateurs témoignent d’une méthode fondée sur l’écoute et la responsabilité.

Pour autant, l’ampleur des tâches à accomplir rappelle que le redressement d’un secteur aussi complexe s’inscrit dans la durée. La préservation des équipements, la maîtrise des coûts énergétiques, la lutte contre les pertes sur le réseau et l’extension des adductions vers les zones rurales constituent autant de défis impérieux pour les étapes à venir.

En associant rigueur managériale, modernisation technologique et sens du service public, la CAMWATER pose les jalons d’une institution consolidée. Au-delà des chiffres et des indicateurs, l’enjeu fondamental demeure la continuité d’un service essentiel à la nation, avec la constance et la fermeté que commande l’intérêt général.

Source : GAËL TSALA NKOLO

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