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Cameroun : le Conseil national de la jeunesse appelle à une mobilisation collective contre le suicide et les violences


Face à la montée des cas de féminicide, d’infanticide et d’autres formes de violence au Cameroun, le Conseil national de la jeunesse du Cameroun appelle à une implication accrue des jeunes, des parents et de l’ensemble de la communauté éducative. L’appel a été lancé le 10 septembre 2026 à Yaoundé par la présidente du CNJC, Fadimatou Iyawa Ousmanou, lors d’un point de presse consacré à cette préoccupation sociale.


Le phénomène inquiète de plus en plus. Au Cameroun, les actes de violence touchant particulièrement les femmes et les enfants suscitent de nombreuses interrogations sur les mécanismes de prévention et de protection des personnes vulnérables. C’est dans ce contexte que le Conseil national de la jeunesse du Cameroun entend renforcer la sensibilisation et encourager une réponse collective.


Prenant la parole au siège de l’organisation à Yaoundé, la présidente du CNJC, Fadimatou Iyawa Ousmanou, a insisté sur la nécessité de ne pas laisser les familles, les établissements scolaires et les jeunes faire face seuls à ces situations.
Selon elle, la prévention du suicide, du féminicide, de l’infanticide et des violences sous toutes leurs formes passe notamment par le dialogue, l’écoute et la vigilance. Les parents sont ainsi invités à accorder davantage d’attention aux changements de comportement des enfants et des jeunes, tandis que la communauté éducative est appelée à jouer pleinement son rôle d’accompagnement et d’alerte.
Une responsabilité partagée
Pour le CNJC, la lutte contre les violences ne peut être l’affaire d’une seule institution. Elle nécessite la mobilisation des familles, des établissements scolaires, des associations, des organisations de jeunesse et de l’ensemble de la société.


Les jeunes, qui constituent une importante composante de la population camerounaise, sont particulièrement interpellés. Ils sont encouragés à privilégier le dialogue, à dénoncer les situations de violence et à solliciter de l’aide lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés susceptibles de mettre leur vie ou celle d’autrui en danger.
Dans les établissements scolaires, enseignants, conseillers d’orientation, responsables administratifs et parents sont également appelés à renforcer la communication avec les apprenants. Une meilleure détection des signes de détresse ou de violence pourrait, selon cette approche, contribuer à prévenir certains drames.
Sensibiliser pour mieux prévenir
À travers cette sortie médiatique, le Conseil national de la jeunesse souhaite également replacer la prévention au cœur de la réponse sociale. L’objectif est de favoriser une culture de l’écoute et de la protection, notamment auprès des jeunes.
La présidente du CNJC a ainsi appelé à une collaboration plus étroite entre les différents acteurs de la communauté éducative et les familles afin de créer des environnements plus sûrs pour les enfants et les jeunes.
Cette mobilisation intervient alors que les questions de violences faites aux femmes et aux enfants occupent une place croissante dans le débat public au Cameroun. Pour le CNJC, il devient donc urgent d’agir en amont, en renforçant l’éducation, la sensibilisation et les mécanismes d’accompagnement.
Le message porté par Fadimatou Iyawa Ousmanou est sans équivoque, la prévention des violences et du suicide passe par une responsabilité collective. Parents, jeunes et acteurs de l’éducation sont appelés à unir leurs efforts afin de protéger les vies et de contribuer à une société camerounaise plus attentive, plus solidaire et plus protectrice.

Ernesthine BIKOLA

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