
Plus de 200 acteurs sont réunis depuis ce 1er juillet 2026 à Yaoundé, pour un plancher sur le « Dialogue multi-acteurs pour une filière cacao durable ». Objectif, bâtir une filière cacao plus juste, durable et résiliente. Acteur majeur du développement de la filière, le Fonds de Développement des Filières Cacao et Café prend une part active aux travaux.


Selon les statistiques, les petits producteurs ne reçoivent actuellement que 7% à 8% de la valeur totale créée par la filière. Le gouvernement œuvre pour une meilleure répartition de cette richesse.

En effet, les échanges portent sur l’adaptation aux nouvelles exigences vertes et forestières (RDUE), pour que le cacao du Cameroun réponde aux standards mondiaux de responsabilité.

A ce titre, l’État encourage la transformation des fèves directement au Cameroun, pour créer des emplois et exporter des produits à plus forte valeur ajoutée.

Il faut rappeler que cet événement majeur dans l’amélioration de l’économie nationale est présidé par le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avec la participation du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural; et celui des Forêt et de la Faune.

En sa qualité de bras séculier de l’État, le Fonds de Développement des Filières Cacao et Café (FODECC), présent aux travaux, est la banque du cacao et du café au pays. Son rôle est de financer, d’accompagner et de relancer ces secteurs agricoles.
Les éclairages de Samuel Donatien Nengue, Administrateur du FODECC.
Rôle du FODECC
« Je voudrais d’abord m’exprimer sur les opérations qu’on mène depuis le démarrage des activités jusqu’à la production. Ensuite, relever que la campagne commerciale commence après la production jusqu’à la commercialisation.

Dans les deux aspects, les éléments et les exigences ne sont pas les mêmes.
Au niveau de l’offre de financement, le besoin, c’est quoi ? Fondamentalement, ce que nous faisons, l’État, à travers le FODECC, c’est le financement des intrants au bénéfice du producteur ; c’est la mise en place de tout le dispositif à savoir le Guichet de transition agroécologique; le Guichet collectivités… L’objectif est d’aider le producteur, les groupes de producteurs et les municipalités à améliorer leurs cadres de production. Et là-dessus, l’État, à travers le FODECC, met les moyens à la disposition de ces acteurs-là.
Mais, cette mise à disposition s’accompagne d’un allègement des procédures, grâce à la digitalisation et la suppression des interventions humaines, pour que le coût final ne soit pas très élevé au fonctionnement, mais plutôt que l’argent, au maximum, revienne satisfaire les besoins des producteurs.
Donc, l’amont a été mieux organisé et parfaitement élaboré, pour appuyer la production.
Nous sommes quand même globalement dans un système libéralisé. Et comme tel, chaque acteur est libre de ce qu’il veut.

Quand on revient à l’aval, c’est-à-dire après la production, ça devient plus compliqué. Dans d’autres pays, l’aval a été également administré. C’est ce qu’on appelle la stabilisation, c’est-à-dire que l’État s’est arrangé à récupérer la production pour la vendre en lieu et place des acteurs privés. Étant donné que chez nous, le système est libéralisé, la récupération du produit après la récolte et la vente relèvent des acteurs privés. Et là-dessus, l’État n’a pas des moyens particuliers. C’est chaque acteur qui doit se débrouiller pour trouver des ressources, pour pouvoir mener ses activités ».
Bertrand TJANI




