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Agriculture : le premier lycée technique et professionnel agricole d’Afrique centrale dévoile ses enjeux

Le lycée technique et professionnel agricole de Yabassi

Depuis son inauguration en 2018, le Lycée technique et professionnel agricole de Yabassi au Cameroun imprime ses marques dans le processus de modernisation de l’agriculture, impulsée par le président de la République.

Le concours a été lancé officiellement, le 12 juillet 2018, environ un an après sa date de création officielle par le Chef de l’État, Paul Biya. Le recrutement par voie de concours annonçait alors une disponibilité de 200 places, pour cette année expérimentale. Plusieurs jeunes camerounais et expatriés dont l’âge variait entre 12 et 22 ans se sont présentés aux différents centres aménagés dans tous les chefs-lieux de régions et naturellement dans l’enceinte de l’établissement, situé à Yabassi dans le département du Nkam, région du Littoral. En effet, l’entrée sur concours était réservée aux jeunes de 12 à 16 ans pour le premier cycle, tandis que le second cycle devait accueillir les élèves de 22 ans au plus.

Le Lycée technique et professionnel agricole de Yabassi est devenu une réalité. L’un des instruments majeurs sur le chemin de la révolution dans l’un des secteurs forts de l’économie du Cameroun et de la sous-région Afrique centrale. Avec une telle institution, le passage effectif à une agriculture de seconde, voire de troisième génération, se fera un peu plus aisément avec des acteurs mieux outillés dans cette niche de production. Des bases de la transformation et donc d’une industrialisation locale de la production agricole sont ainsi lancées. Et le Cameroun s’impose à nouveau en pionnier dans un domaine qui supporte au quotidien, la respiration de toute une partie du continent. Est-il besoin de rappeler ici que le Cameroun, tout comme toute la sous-région Afrique central, baigne exclusivement dans un biotope équatorial, avec une activité agricole plus que turgescente. Pourtant, cette intense activité reste majoritairement subsidiaire. Avec des hommes mieux formés et plus avisés, l’on a plus de possibilités de voir se développer autour de cette agriculture un sérieux levier de croissance pour les différents pays concernés. C’est donc une question d’enjeux. Car, deux ans plus tard, malgré le contexte marqué par la crise socio-sécuritaire, le Lycée technique et professionnel agricole de Yabassi matérialise la volonté du chef de l’Etat à asseoir l’émergence du Cameroun et même de la sous-région sur l’agriculture. Faut-il le rappeler, les grands pays industrialisés du monde y ont parvenu grâce à cette activité génératrice d’importants revenus.

Ernesthine BIKOLA

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