
Au nom du Cameroun, pays hôte, le Président de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement et Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation, salue la vision et le soutien constant du Président de la République du Cameroun, Paul Biya, qui a autorisé et accompagné l’organisation de ce congrès continental, non sans réaffirmer l’engagement des autorités canadiennes en faveur du secteur.
Comme un modèle de politique clairement affichée, il a mis en lumière plusieurs projets structurants majeurs, notamment le projet PAEPYS pour l’alimentation en eau potable à Yaoundé; la construction d’infrastructures de grande capacité à Douala; les programmes d’extension des réseaux; les bornes-fontaines publiques ainsi que des investissements de grande ampleur soutenus par l’État et la Banque mondiale.

Le Palais des Congrès de Yaoundé, capitale africaine de l’eau et assainissement, a accueilli, le lundi 09 février 2026, l’ouverture officielle du 23ᵉ Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA).

«Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique». Tel est le thème de cette rencontre, ouverte, le 09 février 2026.

Prennent part à l’événement, environ 1500 participants venus de 52 pays à savoir : des ministres; des dirigeants d’institutions panafricaines; des responsables d’opérateurs publics; des partenaires techniques et financiers; des experts; des chercheurs; et des acteurs du secteur privé.


Inscrit dans un contexte d’urgence hydrique, climatique et démographique, à quelques années de l’échéance de l’Agenda 2030 et de l’Objectif de développement durable n°6, le congrès de Yaoundé polarise de nombreux enjeux et attentes.



Dans son discours d’ouverture, le Directeur Exécutif de l’AAEA, Olivier Gosso, a livré une réflexion profonde sur la portée politique, sociale et humaine de l’eau : «L’eau ne connaît ni frontières politiques, ni agendas institutionnels. Elle obéit à nos choix, pas à nos discours». Aussi, va-t-il rappeler que là où l’eau est bien gouvernée, les sociétés prospèrent, et là où elle est négligée, les fragilités s’accumulent.
Insistant sur la situation africaine, il a relevé que plus de 400 millions d’Africains n’ont pas accès à un service d’eau potable géré en toute sécurité; près de 800 millions sont privés de services d’assainissement; et qu’un Africain sur trois vit dans des zones soumises à un stress hydrique élevé.

Face à ces chiffres, il a appelé à dépasser les diagnostics pour entrer dans «Le temps des décisions courageuses, des investissements structurants et de la coopération renforcée».
L’engagement qui vient du Cameroun
Au nom du Cameroun, pays hôte, les autorités ont réaffirmé leur engagement en faveur du secteur. Le Président de l’AAEA et Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), Dr Blaise Moussa, a salué la vision et le soutien constant du Président de la République du Cameroun, Paul Biya, qui a autorisé et accompagné l’organisation de ce congrès continental.
Il a mis en lumière plusieurs projets structurants majeurs, notamment le projet PAEPYS pour l’alimentation en eau potable à Yaoundé; la construction d’infrastructures de grande capacité à Douala; les programmes d’extension des réseaux; les bornes-fontaines publiques ainsi que des investissements de grande ampleur soutenus par l’État et la Banque mondiale. Autant d’initiatives qui traduisent, selon lui, «Une volonté politique claire de faire de l’eau un levier de développement, de cohésion sociale et de dignité humaine».
Un milliard de dollars dans le secteur en 2026
Représentant la Banque Africaine de Développement (BAD), Mtchera Chirwa, Directeur du Département de l’Eau et de l’Assainissement, a souligné que 2026 sera une année charnière pour le secteur de l’eau en Afrique, désignée par l’Union africaine comme «Année de l’eau». Il a annoncé que la BAD prévoit d’investir environ un milliard de dollars dans le secteur en 2026, dont une part significative destinée aux opérateurs et aux collectivités, tout en appelant à améliorer la préparation des projets et la performance des services.

Prenant la parole, à son tour, le Président de l’AMCOW, Dr Cheikh Tidiane Dièye, également Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, a salué la complémentarité entre l’AMCOW et l’AAEA. Il a présenté la Vision africaine de l’Eau 2063, adoptée par les ministres africains chargés de l’eau, comme un cadre stratégique continental visant une gouvernance intégrée, une mobilisation accrue des financements et une utilisation de l’eau comme levier de développement économique et social.
Dans son allocution, le Ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a rappelé que l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus uniquement une question technique, mais un marqueur de gouvernance et de solidarité collective.

Il a appelé à des stratégies africaines concertées, fondées sur le leadership politique, la performance des opérateurs, la transparence et des partenariats équilibrés.

Le 23e Congrès International et Exposition de l’AAEA se poursuit jusqu’au vendredi 13 février 2026. Vivement attendues, des recommandations qui changent tout.
Bertrand TJANI



