
À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, l’heure est déjà aux préparatifs pour des milliers de familles camerounaises. Dans les marchés, les librairies, les boutiques de prêt-à-porter et les établissements scolaires, les parents s’activent pour offrir à leurs enfants tout le nécessaire. Mais cette année encore, la hausse du coût de la vie rend l’exercice particulièrement difficile.
Des uniformes scolaires aux fournitures, en passant par les frais d’inscription, les manuels et le transport, la facture globale ne cesse de s’alourdir. Pour de nombreux ménages, notamment ceux disposant de revenus modestes, la rentrée représente l’une des périodes les plus éprouvantes de l’année sur le plan financier.
Une facture qui grimpe
Dans les grands centres urbains comme Yaoundé, Douala, Bafoussam ou Garoua, les commerçants enregistrent une forte affluence. Les cahiers, sacs, stylos, chaussures, tenues scolaires et autres accessoires figurent parmi les articles les plus recherchés.
Selon plusieurs parents interrogés, le budget consacré à un seul enfant peut rapidement atteindre plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de francs CFA lorsqu’on additionne les frais d’inscription, les uniformes, les fournitures, les livres, le transport et parfois la cantine scolaire. Pour les familles ayant plusieurs enfants, les dépenses deviennent encore plus importantes.
Les uniformes et les fournitures pèsent lourd
L’achat des uniformes constitue l’un des premiers postes de dépenses. Entre les tenues officielles, les tenues de sport, les chaussures, les chaussettes et les accessoires exigés par certains établissements, les coûts augmentent rapidement.
Les fournitures scolaires représentent également un investissement conséquent. Cahiers, stylos, règles, calculatrices, sacs, dictionnaires et manuels figurent sur les listes remises aux parents, parfois longues et coûteuses.
Les frais d’inscription restent un défi
Au-delà du matériel scolaire, les frais d’inscription, les cotisations des associations de parents d’élèves, les assurances scolaires et d’autres contributions obligatoires viennent alourdir le budget des ménages.
Dans certaines écoles privées, les frais de scolarité peuvent représenter une charge importante dès le premier trimestre, obligeant certains parents à solliciter des prêts, à puiser dans leurs économies ou à échelonner les paiements lorsque cela est possible.
Le transport, une dépense quotidienne
Le coût du transport scolaire continue lui aussi de peser sur les familles. Entre les taxis, les motos-taxis, les bus scolaires ou les transports en commun, les dépenses mensuelles peuvent représenter une part importante du budget, surtout pour les élèves parcourant de longues distances.
Face à cette réalité, plusieurs parents privilégient, lorsque cela est possible, des établissements plus proches de leur domicile afin de réduire les coûts.
S’organiser pour mieux faire face
Pour limiter l’impact financier de la rentrée, certaines familles commencent les achats plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance. D’autres profitent des promotions proposées par certains commerces ou réutilisent les fournitures encore en bon état de l’année précédente.
Les spécialistes de la gestion budgétaire recommandent également d’établir une liste des achats prioritaires, de comparer les prix avant tout achat et d’éviter les dépenses non essentielles.
Une rentrée qui mobilise tous les acteurs
Au-delà des parents, la préparation de la rentrée mobilise les établissements scolaires, les commerçants, les imprimeurs, les transporteurs et de nombreux autres acteurs économiques. Cette période constitue un moment important pour plusieurs secteurs d’activité qui enregistrent traditionnellement une hausse de leurs ventes.
Malgré les difficultés économiques, les familles camerounaises restent déterminées à assurer une bonne rentrée à leurs enfants. Pour beaucoup de parents, l’éducation demeure le meilleur investissement pour préparer l’avenir, même si les sacrifices financiers deviennent chaque année un peu plus importants.
Ernesthine BIKOLA



