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QUE REPRÉSENTE RÉELLEMENT LE 11 FÉVRIER POUR LA JEUNESSE CAMEROUNAISE ?

 

Petit voyage dans l’histoire…

Après la première guerre mondiale, le Kamerun qui était sous protectorat Allemand, vas être partagé en deux territoires confiés par la SDN (Société des Nations) en 1922, au Royaume-Uni et en grande partie à la France. La partie anglaise est découper en 2 régions : le Northern Cameroons et le Southern Cameroons.La partie française avec à sa tête le président Ahmadou Ahidjo, obtiendra son indépendance le 1er Janvier 1960.
Ayant à cœur d’unifier la partie francophone à la partie anglophone, le président Ahidjo organise la célèbre conférence de Foumban, avec tous ses dits et ses non-dits. Pendant le référendum qui a eu lieu les 11 et 12 février 1961, le Northern Cameroons va rejoindre le Nigéria et le Southern Cameroons va accepter rejoindre le Cameroun francophone déjà indépendant.
Après plusieurs tentatives infructueuses de récupération du Northern Cameroons aux mains du Nigéria, le président Ahidjo profondément déçu, déclare le 11 Février comme « Jour de deuil national ».
Plus tard en 1966, le président Ahidjo décide encore de transformer ce jour de deuil en jour de fête et le 11 Février devient donc le jour de « Fête de la jeunesse » au Cameroun.

Fête de la jeunesse: 11 Février non fondée?

Contrairement à d’autres pays, on peut constater que la fête de la jeunesse au Cameroun, ne serait donc pas liée à un évènement marquant de l’histoire des jeunes camerounais.
On peut citer l’Afrique du Sud qui depuis 1977 célèbre sa jeunesse les 16 Juin de chaque année, pour commémorer les émeutes de Soweto lors de l’Apartheid et surtout pour honorer le premier mort du soulèvement, Hector Pierterson, un jeune noir de 13 ans.
En Chine, la jeunesse est célébrée tous les 4 Mai, pour commémorer le premier mouvement de masse de la jeunesse de la Chine moderne. En 1919, près de 5 000 étudiants pékinois protestèrent contre les mesures politiques prises lors de la signature du traité de Versailles (qui accordait au Japon le contrôle de la province du Shangdong). La manifestation déclencha un grand mouvement de protestation des intellectuels, parmi lesquels de nombreux futurs leaders politiques qui condamnaient l’impérialisme et réclamaient des réformes.

Conclusion

En rappel, La première édition de la fête de la jeunesse sous la direction du ministre de la jeunesse de l’époque Félix Tonye Mbock, avait pour thème « Jeunesse et prise de conscience ». C’est de là que plus tard, le président Paul Biya désignera les jeunes comme « Fer de lance de la nation », les invitant à participer à la construction d’un pays de paix, dynamique et unit. Mais plus de cinquante ans plus tard, la même exhortation est toujours d’actualité et le rituel toujours le même, avec un beau thème central et un beau discours, qui n’auront de sens que sur du papier.

Le 11 Février désigné comme jour de fête de la jeunesse au Cameroun sans réel rapport avec l’histoire des jeunes camerounais, expliquerai peut-être le fait que la jeunesse ce soit laisser facilement distraire et écarter de la gestion du pays ?
L’heure n’est-il pas venu pour le jeune camerounais, d’ouvrir les yeux ?

(Comme date symbolique pour la jeunesse camerounaise, pourquoi n’avoir pas choisi celle du 10 Avril, où en 1948 le jeune Ruben Um Nyobe (35ans) futur héros de la nation, s’engageait dans la lutte pour une vraie indépendance du Cameroun en fondant l’UPC, Union des Populations du Cameroun ?)

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