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Cameroun-Loi spécifique sur les VBG : le gouvernement passe à l’offensive

Le 27 mars 2026, l’École Nationale d’Administration et de Magistrature a accueilli un tournant décisif dans le combat pour les droits des femmes. Sous l’impulsion du gouvernement et de la société civile, le plaidoyer pour un cadre juridique dédié aux violences basées sur le genre s’accélère.

C’est le grand amphithéâtre Jacques Menier qui a servi de cadre, le 27 mars 2026, pour les échanges du café thématique consacré à l’urgence d’une loi spécifique sur les  violences basées sur le genre (Vbg). Présidée par Marie Thérèse Abena Ondoa, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, cette rencontre a mobilisé les forces vives de la nation à savoir: l’ACAFEJ, le FIDA, ainsi que des partenaires internationaux de premier plan comme le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), représenté par Liliane Munezero.

La Présidente nationale de l’ACAFEJ, Yvonne Léopoldine Akoa, a dressé un tableau alarmant de la situation. Face à la recrudescence des féminicides et des violences domestiques ces dernières semaines, le dispositif actuel montre ses limites. « Il est impératif de renforcer notre arsenal juridique pour répondre efficacement à la réalité du terrain », a-t-on souligné lors des interventions.

Prenant la parole, la Ministre Marie Thérèse Abena Ondoa a clairement identifié les lacunes du système actuel. La future loi spécifique vise trois objectifs majeurs : mieux définir chaque forme de violence (physique, psychologique, économique) pour éviter les vides juridiques lors des procès, mettre fin à l’impunité en durcissant les peines et en facilitant les procédures de dénonciation, ne plus se contenter de punir, mais accompagner la survivante par un suivi médical, juridique et psychosocial complet.

Cette initiative n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la volonté du Cameroun de s’aligner sur les standards internationaux en matière de droits humains. L’idée est de créer une synergie entre : les institutions publiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers.

Briser la « Culture du Silence »

Au-delà de la loi, c’est un changement de paradigme social qui est recherché. La Ministre a lancé un appel vibrant à la mobilisation collective. L’objectif est de transformer la honte en parole et la peur en action, afin que chaque foyer camerounais devienne un sanctuaire de sécurité.

Ce café thématique marque le début d’une nouvelle ère pour la protection des femmes au Cameroun. Le chemin vers l’adoption de cette loi spécifique est désormais tracé, porté par une volonté politique et sociale sans précédent.

Ernesthine BIKOLA

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