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Présidentielle 2018 : Biya prête serment, Kamto trahit le sermon du droit

Ainsi, le Pr Maurice Kamto candidat malheureux à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 est pris en flagrant délit de parjure ! Lui qui a tant enseigné à ses étudiants le caractère sacré des décisions du Conseil constitutionnel foule au pied l’honorabilité de la haute juridiction, parce qu’elle a dit le droit, et dit le droit en faveur d’un autre vainqueur qui n’est pas le « grand prof »… Par le passé, Kamto n’avait pas fait qu’enseigner l’omnipotence judiciaire et juridique de la plus haute juridiction du pays, il avait écrit et décrit la suprématie indéniable du Conseil Constitutionnel qu’il décide de décrier aujourd’hui. Or, par le passé, alors qu’il était aux affaires, il a publié la sacralité du Conseil Constitutionnel dans la presse. Que disait-il à l’époque, à propos de la suprématie du Conseil Constitutionnel ? Les écrits ne s’effacent pas pour qu’on les remette en doute. Les écrits laissent des traces indélébiles. Eh oui, elle existe bel et bien cette époque de la raison où le sieur Maurice Kamto défendait l’infaillibilité du juge des élections, le juge constitutionnel en l’occurrence. Il défendait le juge des élections au cours de l’élection présidentielle de 2004 où il chantait les louanges du président-candidat Paul Biya, dont il était alors l’un des ministres délégués, et l’un des nombreux avocats du Cameroun au dossier Bakassi… à l’époque, Kamto composait des louanges dithyrambiques sur le président Paul Biya, présenté, à tout Seigneur tout honneur, comme le véritable héros de l’affaire Bakassi dont le contentieux porté devant le CIJ de la Haye a dit le droit et rendu le droit d’appartenance et de propriété foncière de la péninsule querellée à la République du Cameroun.A l’époque où Kamto professait le droit, il publia un éditorial de qualité dans les colonnes du journal Mutations sous le titre prémonitoire « Construire l’avenir ». Dans cette logue diatribe, l’intéressé vante les mérites du CC. Il y prescrit de respecter les décisions du CC, tant elles ne sont susceptibles d’aucun recours, le CC statuant en derniers recours…

 Parangon de mauvaise foi

Il a fallu qu’il soit lui-même candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2018 pour que le politique déshabille l’académicien, et pour que Kamto présente son vrai visage à la face du monde : le visage d’un homme assoiffé de pouvoir, celui d’un juriste irresponsable, le visage d’un hors-la-loi irrévérencieux et acariâtre… La Présidentielle 2018 a changé le logiciel des cours magistraux du « grand prof » de droit que l’on croyant droit et adroit, mais qui se révèle maladroit et malhabile. Le parjure de Maurice Kamto nous amène à nous interroger sur ce qui serait arrivé si jamais les audiences libres et libertaires du Conseil Constitutionnel n’étaient pas diffusées à la télévision en mondovision ? Au détriment des assertions du président du MRC, le monde entier a suivi le contentieux post-électoral en direct, sans en perdre une seconde, et le moindre détail… Le monde entier s’est fait une illusion sur la qualité des débats, le ton des interventions, la force du droit et sa dureté inflexible : sed lex dura lex.

Le contentieux post-électoral a été un grand moment de droit, illustrant de fait l’indépendance et le très haut niveau de la démocratie pratiquée au Cameroun et implémentée par le président Paul Biya. Quelle belle leçon de démocratie que celle illustrée par l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, laquelle tient le brave mérite de rendre à chaque compatriote la fierté d’être Camerounais. Le monde entier nous regardait. On a vu à quel grand niveau le Président de la République, SEM Paul Biya vient de léguer un système démocratique transparent à la postérité. Le monde entier a vu et l’on a constaté la dextérité ainsi que le professionnalisme d’ELECAM que l’on disait illégitimement assujetti au RDPC… On a vu sa perspicacité. Le monde entier a jugé les juges des élections sur pièces. On a vu ceux que l’on tançait de « bande des vieillards » dire le droit et rien que le droit, en faisant valoir leur longue expérience…

Le Conseil Constitutionnel a fait montre de sagesse, en exigeant des preuves, les moyens, au détriment de vagues accusations portées verbalement sans mention aucune sur les PV… On a vu ces vieux juges « essouffler » les ténors du droit, on les a vus à l’œuvre, en train de donner une leçon magistrale de droit à une jeunesse prétentieuse et avide d’apprentissage des techniques électorales. On a assisté à de belles élections et on a vu la démocratie camerounaise dérouler toute sa vertu et sa transparence aux yeux du monde. Certes le code électoral reste perfectible, mais, déjà, le système électoral camerounais est solide et n’a rien à envier aux vieilles démocraties occidentales et américaines. Alors que les débats devant le CC avaient largement transcendé le cadre du contentieux proprement dit, seuls Kamto et le MRC lui trouvent des tares parce qu’ils ont largement perdu, et manquent aujourd’hui de Fair-Play… Alors que les Camerounais sont fiers de leurs institutions, seul le président du MRC, en mauvais perdant, lui trouvent des vices… Alors que le Conseil Constitutionnel a dit le droit, tout le droit et rien que le droit, ceux qui ne fondent leur popularité que sur les réseaux sociaux mijotent reconsidérer les vertus de la force du droit par le droit de la force : incivisme, émeutes, insurrections… Quel parjure !

Par Oumarou Bello, politologue.

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