Réunis en Afrique du Sud ce mardi 28 avril 2026, les membres du Parlement Panafricain entament une session décisive consacrée à l’élection de leur nouveau bureau. Ce renouvellement, placé sous le signe de la rotation régionale, vise à stabiliser l’institution et à renforcer son rôle au sein de l’Union Africaine.
C’est une étape charnière pour la démocratie continentale. Après l’expiration du mandat du précédent bureau en février dernier, le Parlement Panafricain (PAP) a ouvert, ce mardi en Afrique du Sud, les travaux de sa session extraordinaire. L’enjeu est de taille : doter l’institution d’un nouvel exécutif capable de porter les ambitions d’intégration et de gouvernance de l’Agenda 2063.
Le moment fort de cette session est prévu pour ce jeudi, jour du scrutin. Contrairement aux joutes électorales passées parfois marquées par des tensions, cette élection s’inscrit dans le respect scrupuleux du principe de rotation régionale de l’Union Africaine (UA).
Selon le calendrier préétabli, la présidence du PAP reviendra cette année à l’Afrique du Nord. Les quatre postes de vice-présidents seront, quant à eux, répartis équitablement entre les autres blocs géographiques du continent : l’Est, l’Ouest, le Centre et l’Australe. Ce mécanisme de partage du pouvoir vise à garantir une représentativité inclusive et à éviter les hégémonies régionales au sein de l’hémicycle de Midrand.
Une supervision de haut niveau
Preuve de l’importance de ce scrutin pour la stabilité de l’organisation panafricaine, le processus est supervisé par le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf. Sa présence souligne la volonté d’assurer une transition fluide après une période de réformes intenses destinées à moderniser le fonctionnement du Parlement.
Élu pour un mandat de trois ans, le futur exécutif de cinq membres n’aura pas de temps d’observation. Sa mission prioritaire sera de restaurer et de renforcer la crédibilité du PAP sur la scène internationale.
Au-delà de la gestion administrative, les nouveaux dirigeants devront : accélérer l’intégration continentale en faisant du PAP un véritable organe législatif aux pouvoirs renforcés, promouvoir les droits humains et la bonne gouvernance, piliers essentiels de l’architecture de paix et de sécurité de l’UA, servir de pont entre les institutions de l’Union et les citoyens africains, qui attendent un impact concret de la diplomatie parlementaire sur leur quotidien.
Alors que les tractations de coulisses s’intensifient avant le vote de jeudi, l’Afrique tout entière observe Midrand, espérant que cette « nouvelle ère » traduise enfin les aspirations des peuples du continent en actions politiques concrètes.
Ernesthine BIKOLA





