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Le Cameroun face à l’urgence des fléaux sociaux : la réponse du MINPROFF pour 2026

Le Palais des Congrès de Yaoundé s’apprête à devenir, les 23 et 24 avril 2026, le centre névralgique d’une réflexion nationale capitale. Dans un climat social alourdi par une recrudescence inquiétante de la criminalité domestique, la conférence annuelle des services centraux, déconcentrés et unités spécialisées du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille se présente comme un rendez-vous de la dernière chance face à l’insécurité qui frappe le cœur des foyers camerounais.

C’estsous le thème « Renforcer l’autonomisation des femmes et des familles dans un contexte marqué par des fléaux sociaux émergents », que cette session 2026 ne se veut pas une simple formalité administrative. Elle intervient à un moment charnière où les chiffres des féminicides, des infanticides et des violences conjugales atteignent des seuils critiques, exigeant une remise en question profonde des méthodes d’intervention classiques.

L’objectif de cette « grand-messe » administrative est triple : passer au crible l’efficacité des politiques publiques actuelles et identifier les failles permettant la persistance des violences, créer une synergie réelle entre les services centraux et les unités déconcentrées (centres de promotion de la femme et de la famille) pour une réponse de proximité plus rapide, élaborer des mécanismes de protection renforcés et des solutions concrètes pour la prise en charge des victimes.

Au-delà de la réponse sécuritaire et judiciaire, le gouvernement camerounais mise sur le levier économique. Les travaux mettront l’accent sur les droits économiques des femmes, partant du principe qu’une femme financièrement autonome est moins vulnérable aux cycles de violences et plus apte à protéger sa cellule familiale.

Cette stratégie s’inscrit en droite ligne du nouveau septennat, qui place la femme et la jeunesse au sommet des priorités nationales. Le défi est immense : passer de la parole aux actes dans un environnement où les fléaux sociaux évoluent aussi vite que les technologies (cyber-harcèlement, violences psychologiques en ligne, etc.).

Pour le MINPROFF, cette conférence est un véritable test de cohérence. Face à l’urgence, les populations attendent des résultats tangibles : une meilleure écoute dans les structures d’accueil, une réduction drastique des cas de violences recensés, un accès facilité aux programmes de micro-financement pour les femmes rurales et urbaines.

Alors que les rideaux s’apprêtent à se lever sur ces deux jours de débats intenses, l’espoir est que Yaoundé accouche d’une feuille de route capable de restaurer la dignité de la femme et la stabilité de la famille, piliers indispensables de l’émergence du Cameroun.

Ernesthine BIKOLA

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