
Le verdict est tombé au tribunal de Mfou ce mercredi 22 avril 2026. Saint Désir Atango a été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme. Accusé d’avoir commis des actes d’inceste sur ses propres filles, l’homme a reconnu l’intégralité des faits devant la juridiction, mettant fin à un procès qui a profondément secoué l’opinion publique.
Au cours de l’audience, le mis en cause n’a pas cherché à nier l’évidence. Ses aveux ont constitué le socle de la procédure judiciaire. Le dossier, d’une gravité exceptionnelle, a mis en lumière un traumatisme familial profond. Au-delà des crimes sexuels, l’affaire a pris une tournure encore plus sombre avec l’évocation de pratiques mystiques. Ces révélations ont accentué l’indignation générale, dépeignant un cadre familial sous l’emprise de rituels obscurs et de violences morales.
Un verdict lourd de conséquences pour la famille
Le dénouement judiciaire de cette affaire laisse derrière lui un paysage familial dévasté. Si le père a été lourdement sanctionné, le sort des victimes reste complexe et douloureux : l’une des filles de Saint Désir Atango a été condamnée à trois ans de prison. Elle purge actuellement sa peine derrière les barreaux, accompagnée de son nourrisson, né de ce drame familial. La seconde fille a, quant à elle, été remise en liberté à l’issue de l’audience.
À la sortie du tribunal, l’émotion était palpable. La mère de famille et la fille libérée sont apparues visiblement éprouvées, incapables de prononcer le moindre mot devant les médias. Ce mutisme témoigne de l’ampleur du choc psychologique subi par ces femmes, dont l’intimité a été exposée au grand jour à travers ce scandale.
« Ce dossier n’est pas seulement une affaire juridique, c’est un drame social qui interroge sur la protection des mineurs et l’influence des pratiques occultes dans la sphère privée».
Cette condamnation ferme de Saint Désir Atango marque la fin d’un chapitre judiciaire à Mfou, mais le processus de reconstruction pour les victimes, entre prison et traumatismes, s’annonce encore long et difficile.
Ernesthine BIKOLA



