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Groupe Agab de l’Unicef : la seconde cohorte entre en lice


C’était à la faveur d’une cérémonie grandeur nature qui a connu une forte présence des adolescentes de la première et seconde cohorte , des parents, des responsables des instituions des Nations-Unies, en présence de la représentante résidente de l’Unicef au Cameroun ainsi que de la ministre de la promotion de la femme et la famille, en date du 07 août 2026, à Yaoundé.


Une société qui veut se développer donne du champ et de la latitude aux adolescentes, aux jeunes d’avoir voix au chapitre, que leur points de vues soient pris en compte dans les politiques publiques de l’Etat. Conscient de ce que les adolescentes rencontrent plusieurs difficultés, le Fonds des nations unies pour l’enfance a mis sur pied les groupes consultatifs des adolescentes Agab (Adolescent girls advisory board) qui est un groupe de 12 adolescentes. Ce groupe milite pour les droits des adolescentes à travers la promotion de l’éducation des filles, leur santé et leur autonomisation. Il contribue et participe activement à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des programmes et des stratégies pour améliorer la vie des adolescentes dans le pays.


Les adolescences rencontrent plusieurs problèmes au Cameroun que le groupe consultatif Agab se propose de résoudre à savoir : l’abandon scolaire, plus de 3 filles sur 5 n’achèvent pas le premier cycle du secondaire et près de 8 sur 10 n’atteignent pas la fin du second cycle. Les jeunes filles de 15 à 24 ans comptent pour une large part des nouveaux cas d’infection au Vih, et une proportion importante subit des grossesses ou des mariages précoces. L’exposition aux violences basées sur le genre, aux agressions sexuelles et aux diverses formes d’exploitation. L’exclusion des personnes vulnérables comme le handicap et les répercussions du changement climatiques ; entre autres. La porte-parole de la deuxième cohorte en appelant de façon active le soutien inconditionnel du gouvernement, des partenaires techniques et au développement, des Organisations de la société civile, parents, enseignants, leaders communautaires, leaders religieux a rappelé que « Les enfants les adolescentes ont droit à une éducation de qualité, la protection contre toutes les formes de violence, la santé et le bien être des adolescentes, la santé mentale, l’inclusion avec des enfants vivant avec un handicap, l’égalité entre filles et garçons, la participation citoyenne, la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques ainsi que l’utilisation responsable du numérique. Notre message est simple, nous ne voulons plus être consultées lorsque tout est décidé. Nous voulons participer, nous voulons proposer, nous voulons innover et contribuer activement au développement de notre pays. Les filles ont des idées des talents et des solutions, donnons-leur l’occasion de les mettre au service de leurs communautés. Lorsqu’une fille est protégée, c’est tout une communauté qui grandit, lorsqu’une fille est écoutée c’est tout pays qui progresse », a-t-elle lancé.
La Minproff, Marie Thérèse Abena Ondoa dans son allocution, a insisté sur l’importance de la promotion des droits des filles, leur protection, leur autonomisation et leur pleine participation au développement national qui constituent des priorités permanentes de l’action du gouvernement et sont au cœur des missions assignées au Minproff. Dans ce sens, la ministre Abena Ondoa a réaffirmé « La pleine disponibilité du Minproff à accompagner cette dynamique afin que les recommandations formulées par les adolescentes soient davantage prises en compte à tous les niveaux dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques qui leur sont destinées. J’en appelle donc à la mobilisation de l’ensemble des acteurs : administrations publiques, collectivités territoriales décentralisées, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, leaders communautaires et religieux, familles, secteur privé et médias ».


La représentante résidente de l’Unicef au Cameroun, Nadine Perrault, à son tour, a adressé ses félicitations aux filles qui constituent Agab qui travaillent aux côtés de l’Unicef. « Nous profitons en même temps de cette opportunité pour leur donner ces compétences qui leur permettent d’exercer leur leadership, de pouvoir s’exprimer de pouvoir exprimer leurs besoins, leurs droits, mais aussi de pouvoir participer et changer les choses au sein de leurs communautés, au sein de leurs familles au sein de leurs écoles. Donc, chacune de ces filles vient généralement avec un objectif précis ou un désir ou un rêve qu’elle a et l’Unicef l’accompagne dans ce projet qui vise à changer la situation des filles. Ce sont des filles qui sont appelées à devenir leaders mais aussi, à exercer leur leadership, avoir des compétences qui les aide à devenir des agents du changement de la société et ceci pour le bénéfice de leur pays », a signifié Nadine Perrault.
La seconde cohorte qui prend ses marques va poursuivre le travail effectué par la première afin que les adolescentes soient sensibilisées sur leurs droits afin qu’elles puissent actives dans leur processus d’intégration réelle dans la société. A la deuxième cohorte la Minproff a commandé plusieurs attitudes « Oser proposer, oser innover, oser bâtir, osez proposer, osez innover, osez bâtir des ponts entre les générations, osez être des artisanes de paix, de solidarité et de progrès. Votre voix a de la valeur. Vos idées ont de la valeur. Vos rêves ont de la valeur. Le Cameroun en a besoin », a-t-elle martelé.


Joseph MBA

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