
La problématique de l’exécution budgétaire a été examinée au cours de la Conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du Ministère des Travaux Publics (MINTP), à travers un exposé présenté par Joseph Abanda, Directeur des Affaires Générales, sous la modération d’Essai Moussa, Administrateur du Fonds Routier.
À cette occasion, il a été mis en évidence les performances enregistrées, mais aussi les ajustements nécessaires pour améliorer davantage la gestion des ressources.
En effet, à la suite de l’ordonnance du 11 juillet 2025 modifiant la loi de finances, le budget du MINTP est passé de 638,576 milliards à 611,488 milliards FCFA, soit une baisse de 4,42 %. Toutefois, cette réduction, qui a concerné uniquement les ressources externes, n’a pas eu d’incidence majeure sur la mise en œuvre des activités. Ainsi, le budget définitif comprenait 110,736 milliards FCFA pour le fonctionnement, dont 50 milliards de provision au Fonds Routier et 44 milliards pour les loyers des projets PPP, tandis que l’investissement public s’élevait à 500,752 milliards FCFA, répartis entre ressources internes et externes.
Le Directeur des Affaires Générales a révélé qu’au 31 décembre 2025, les ressources internes à gestion centrale ont été engagées à hauteur de 235 milliards FCFA sur une dotation de 235,7 milliards, soit un taux d’exécution de 99,7 %, ce qui traduit une bonne maîtrise des procédures. De même, la Direction des Affaires Générales a reçu 164 projets de contrats pour un montant global de 164,79 milliards FCFA ; parmi eux, 133 contrats ont obtenu le visa budgétaire pour 156,95 milliards FCFA, alors que 31 contrats, d’un montant de 7,84 milliards FCFA, sont restés sans visa. Dans le même temps, les décomptes en attente d’engagement sur le budget 2026 s’élèvent à 83,76 milliards FCFA, ce qui appelle une gestion rigoureuse des priorités.
S’agissant de l’exercice 2026, plusieurs mesures nouvelles ont été intégrées. Il est notamment prévu la prise en compte obligatoire de l’approche à Haute Intensité de Main-d’Œuvre dans les marchés concernés, mais aussi la signature des marchés planifiés avant fin avril 2026, afin d’améliorer le taux d’exécution des projets d’infrastructures. En outre, les contrôles sont renforcés à travers l’authentification numérique du Certificat de Non Exclusion. Dans141 le même esprit de rationalisation, la circulaire budgétaire précise désormais que la rémunération des agents publics en détachement incombe entièrement à la structure d’accueil, ce qui permet d’éviter les doubles paiements.
Fort de toutes ces clarifications et dans le but de consolider les performances, le MINTP mise sur l’anticipation. Ainsi, la notification précoce des crédits aux collectivités territoriales, la passation anticipée des marchés pour les ouvrages effondrés et les routes coupées, l’élaboration des plans de passation et d’engagement, la mobilisation des fonds de contrepartie, l’apurement des restes à payer, ainsi que la préparation de la mise en service de l’application PROBMIS IA, constituent autant de leviers pour maintenir un niveau élevé d’exécution budgétaire.
Source : celcom MINTP



