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Eau et assainissement : Yaoundé au cœur des solutions africaines

Pendant cinq jours, Yaoundé accueille le 23ᵉ Congrès international de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), un rendez-vous stratégique où décideurs, experts et partenaires financiers planchent sur l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.

Yaoundé est devenue, ce lundi 9 février 2026, la capitale continentale des réflexions sur l’eau et l’assainissement. Le Cameroun abrite le 23ᵉ Congrès international et exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), un événement majeur qui réunit pendant cinq jours des décideurs politiques, experts techniques, opérateurs du secteur et partenaires financiers.

L’objectif central des travaux est clair : identifier des solutions durables et adaptées aux réalités africaines afin de garantir un accès équitable à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité sur le continent.
La cérémonie inaugurale a été présidée par le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre de la Fonction publique, Joseph Lé.

La dimension panafricaine de la rencontre était renforcée par la participation du ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, par ailleurs président du Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW).
Dans son allocution, le directeur exécutif de l’AAEA, François Olivier Gosso, a salué l’engagement des États africains et de leurs partenaires face aux défis majeurs du secteur. Il a réaffirmé le rôle de l’association comme catalyseur de solutions endogènes, de renforcement des compétences locales et de coopération régionale. Pour le président du congrès, le Dr Blaise Moussa, directeur général de la CAMWATER, cette rencontre constitue une plateforme essentielle de partage d’expériences, de promotion de l’innovation et de mobilisation des investissements nécessaires au développement des infrastructures hydrauliques en Afrique.
Les échanges ont mis en lumière le caractère multidimensionnel de la problématique de l’eau. Au-delà de son importance vitale, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement a été présenté comme un enjeu de santé publique, un moteur de croissance économique et un facteur de cohésion sociale.

Une vision partagée par les partenaires institutionnels, à l’instar de la Banque africaine de développement, représentée par Michera Chirwa, qui a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner des projets structurants dans le secteur.

L’accent a également été mis sur la nécessité d’une approche collective. Le ministre Cheikh Tidiane Dieye a ainsi plaidé pour un renforcement de la coopération entre les pays africains, une harmonisation des politiques publiques et une mutualisation des ressources techniques et financières. Selon lui, cette coordination constitue la clé pour relever les défis complexes liés à une gestion durable et équitable des ressources en eau sur le continent.
Les travaux se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine à travers des conférences techniques, des panels de haut niveau et une exposition mettant en avant des technologies et des modèles adaptés aux contextes africains. En accueillant ce rendez-vous stratégique, le Cameroun affirme sa volonté de jouer un rôle moteur dans la coopération sectorielle africaine et réitère son engagement en faveur du développement des infrastructures hydrauliques et d’assainissement.

Gérald Nyatte

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