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Droits et libertés : les dernières déclarations révélatrices de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun

Les déclarations majeures de l’organisme auquel préside aux destinées le Pr James Mouangue Kobila s’articulent autour de plusieurs axes.

A mi-parcours, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) enregistre un bilan, marqué par des sorties à fort impact social. C’est le cas de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée le 16 juin 2026, au cours de laquelle cet organisme de protection des droits de l’homme et des libertés a plaidé pour un accès universel à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, soulignant qu’au Cameroun, 17 % des filles manquent régulièrement l’école à cause de l’insuffisance des dispositifs de gestion de l’hygiène menstruelle.

S’agissant de la lutte contre la corruption, la journée du 19 juin 2026 a permis à la CDHC de rappeler que cette gangrène sociale aggrave la vulnérabilité des réfugiés et des déplacés, compromettant l’accès équitable aux services de base et à l’aide humanitaire.

Quant à la Journée mondiale de l’environnement, commémorée le 5 juin 2026, l’accent a été mis sur l’urgence climatique. La commission en a profité pour saluer la jurisprudence de la Cour suprême camerounaise, qui engage la responsabilité de l’acteur en cas de non-respect des normes de gestion des ressources naturelles.

La Journée internationale des travailleurs, le 1er mai 2026, n’est pas en reste des faits d’éclat de l’institution. Elle a donné lieu au plaidoyer pour le dialogue social et le travail décent, déplorant le décalage persistant entre l’arsenal juridique ratifié par le Cameroun et la persistance des maltraitances sur le terrain.

Tout comme la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2026, qui a retenu l’attention de l’opinion publique à travers une déclaration axée sur l’exigence de justice, l’égalité des droits et la réduction des violences faites aux femmes.

Les Droits des personnes handicapées, le 25 mars 2026, eux, ont engagé la CDHC à répondre à 80 % des préoccupations soulevées par les associations pour l’inclusion de ces personnes.

Missions régaliennes

Il faut rappeler que la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun est une institution étatique indépendante dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Créée par la loi n°2019/014 du 19 juillet 2019, elle a pour mission principale la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que la prévention de la torture.

Ses principaux axes d’intervention s’articulent autour de la promotion de l’éducation et la sensibilisation des populations à la culture des droits de l’homme ; la protection à travers la réception des plaintes, les enquêtes sur les violations et les visites des lieux de privation de liberté ; et la prévention : elle agit également comme le Mécanisme National de Prévention de la Torture.

Bertrand TJANI

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