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Djoum au cœur de l’émergence minière : 600 millions de tonnes de fer en ligne de mire

En visite de travail à Djoum le 23 mars 2026, le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr. Fuh Calistus Gentry, a réuni les forces vives de la localité. Au menu des échanges : la gouvernance minière et les bénéfices concrets attendus de l’exploitation du gisement de fer de Nkout, véritable poumon économique pour la région du Sud.

Après une inspection du site de Mbalam, c’est à l’Hôtel de Ville de Djoum que la délégation ministérielle a posé ses valises pour une séance d’échanges marathon. Sous la présidence du Ministre, la table ronde a rassemblé le Préfet du Dja-et-Lobo, Damien Owona, le Maire de la commune de Djoum, ainsi que les chefs traditionnels et les leaders politiques. L’affluence massive des populations locales a témoigné de l’immense espoir suscité par le projet Nkout. Pour le Gouvernement, il s’agissait avant tout de rassurer et d’impliquer les bénéficiaires directs dans la gestion des ressources de leur sous-sol.

Au cœur des échanges figurait également le projet d’exploitation du fer de Nkout, dont la mise en production pourrait intervenir dans un délai de six mois après la signature de la convention minière et du permis d’exploitation. Porté par un consortium international, ce projet prévoit aussi la construction d’une École des Mines, de Géologie et de Pétrochimie à Meyomessala, accompagnée de bourses de formation pour les jeunes. Avec des réserves estimées à 600 millions de tonnes, extensibles à 1 milliard, pour une exploitation d’au moins 50 ans, le projet de Nkout s’annonce comme un véritable levier de développement local pour la région.

Au-delà du fer, les discussions ont également porté sur l’or et la bauxite, réaffirmant le statut de la région comme futur hub minier du Cameroun.

Le Ministre Fuh Calistus Gentry a martelé que l’extraction brute ne suffit pas ; le projet doit être un levier de transformation sociale. À cet effet, plusieurs annonces fortes ont été faites pour favoriser le transfert de compétences : la construction annoncée d’une école des Mines, de Géologie et de Pétrochimie à Meyomessala, la priorité à l’insertion des jeunes locaux dans les effectifs du projet, l’octroi de bourses d’études à l’étranger pour former les cadres miniers camerounais de demain.

« Les ressources minières doivent être un véritable moteur de développement. Il est crucial que les populations s’approprient ces projets pour en garantir le succès et la durabilité », a déclaré le Ministre.

L’étape de Djoum s’inscrit dans une démarche de gouvernance minière de proximité. Le Ministre a appelé à une collaboration étroite entre l’État, les entreprises minières et les communautés locales pour éviter les zones d’ombre et maximiser les retombées locales (infrastructures, santé, éducation).

La tournée ministérielle s’est poursuit et s’est achevé à Meyomessala, avec un acte symbolique fort : la remise officielle du terrain destiné à accueillir la future École des Mines, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’industrie extractive nationale.

Ernesthine BIKOLA

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