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Contre la peine de mort : la communication du Pr James Mouangue Kobila au 9e congrès mondial

Au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, tenu du 30 juin au 2 juillet 2026 à Paris, le Pr James Mouangue Kobila, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) et Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH), a fait une communication lors du Side Event GANHRI/AFCNDH/CNDH du Maroc.

« Le rôle des institutions nationales des Droits de l’homme (INDH) comme catalyseurs des processus d’abolition de la peine de mort en Afrique », tel est le thème de la communication du Pr James MOUANGUE KOBILA, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) et Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH).

Le titre du Side Event : « Face à l’irréversible : un plaidoyer renforcé des INDH pour le droit à la vie ».

Le Pr Mouangue Kobila a mis l’accent sur l’approche africaine de la justice : « L’expérience rwandaise invite à poser une question simple et redoutable : que serait devenu un pays sorti du génocide si la justice y avait pris la forme d’une vengeance capitale généralisée ?

Condamner à mort et exécuter tous les participants au génocide de 1994 contre les Tutsis aurait peut-être satisfait une soif immédiate de châtiment ; une telle option aurait ajouté à l’abîme du crime de masse une hécatombe judiciaire. C’est dire que la lutte contre la peine de mort rejoint la sagesse africaine : la justice traditionnelle, dans ses formes les plus féconde, vise en effet la restauration de l’ordre social plus que l’élimination physique du coupable.»

Son argument central :  » La lutte contre la peine de mort rejoint la sagesse africaine : la justice traditionnelle africaine, dans ses formes les plus fécondes, vise en effet la restauration de l’ordre social plus que l’élimination physique du coupable. »

En ce qui concerne le rôle des INDH, il a insisté sur le fait que les Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme doivent être des catalyseurs pour pousser les États africains vers l’abolition.
Aussi, va-t-il mobiliser la sagesse africaine et la justice traditionnelle qui privilégie la réparation et le restauration du lien social plus tôt que la peine de mort.
Il a cité sur le cas du Rwanda, pour montrer que même face aux crimes les plus graves, le choix de ne pas appliquer la peine de mort massivement, a permis la reconstruction.

En gros, l’universitaire a plaidé pour que les INDH africaines portent un plaidoyer basé sur les valeurs africaines de réconciliation et de restauration, plutôt que sur la vengeance.

Il faut relever que le 9e Congrès mondial, organisé par ECPM, a réuni plus de 1000 participants à la Maison de la Radio et de la Musique et à l’Hôtel de Lassay. Objectif : faire progresser l’abolition universelle de la peine de mort.

Bertrand TJANI

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