
Le Ministre des Transports, Jean Ernest Masséna NGALLÈ BIBEHÈ, a présidé, le vendredi 22 mai 2026 dans la salle de conférences du Ministère des Transports, la cérémonie officielle de restitution des travaux du Comité mixte chargé de la mise en conformité du Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), à la suite de sa transformation en Société à Capital Public par le Décret Présidentiel n°2025/314 du 16 juillet 2025.

Cette rencontre de haute portée institutionnelle a réuni le Directeur Général du CNCC, plusieurs responsables du Ministère des Transports, notamment ceux en charge des transports routiers, des affaires maritimes et voies navigables ainsi que de l’aviation civile, des représentants des organismes et syndicats professionnels camerounais, centrafricains et tchadiens, ainsi que différents acteurs de la chaîne logistique et du commerce sous-régional.
Mis en place pour une durée d’un mois, le Comité a travaillé sous la présidence de Sa Majesté MVEIMANI SOMBO AMBA, Secrétaire Général du MINT, avec la supervision du Directeur Général du CNCC, PENDA, tandis que la coordination du secrétariat technique était assurée par Michel Kaldjob, Chef de la Cellule Juridique du CNCC.
Dans son exposé de restitution, le Coordonnateur du secrétariat technique a souligné que cette réforme ouvre la voie à une transformation profonde du CNCC, désormais appelé à devenir un véritable acteur économique et stratégique de la chaîne logistique nationale. Il a relevé que ce nouveau cadre institutionnel permettra notamment le développement et l’exploitation des infrastructures logistiques de facilitation des transports et du commerce, à travers un régime hybride favorisant une meilleure articulation entre les missions de service public et les impératifs de performance économique. Toutefois, il a également mis en évidence plusieurs contraintes structurelles freinant encore l’efficacité de la chaîne logistique nationale, notamment : les insuffisances en matière d’investissements, les difficultés de coordination entre les différents intervenants, l’absence d’un mécanisme permanent de concertation, ainsi que la nécessité d’accélérer la digitalisation des procédures. A cet effet, il a insisté sur l’urgence de moderniser les systèmes de délivrance de la Lettre de Voiture Obligatoire (LVO) et de la Lettre de Voiture Internationale, de renforcer l’interconnexion des plateformes numériques et de clarifier les compétences respectives des différents acteurs intervenant dans la chaîne logistique.
Prenant la parole à son tour, le MINT a rappelé la portée stratégique de cette réforme, en déclarant qu’elle « traduit la volonté de l’Etat de se doter d’un organe performant, capable d’accompagner les opérations de facilitation du commerce et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale. ». Il a souligné que les travaux du Comité ont permis de mettre en évidence plusieurs priorités majeures, notamment : la nécessité d’adapter le cadre juridique et institutionnel aux nouvelles missions confiées au CNCC, le renforcement de la coordination entre l’administration et les différents acteurs de la chaîne logistique, l’urgence d’accélérer la digitalisation des procédures ainsi que la nécessité de développer des infrastructures logistiques modernes, intégrées et compétitives. Dans cette perspective, il a instruit la mise en place, dès le lundi suivant, d’un mécanisme de suivi-évaluation chargé de coordonner l’implémentation des recommandations issues des travaux du Comité. Le MINT a également prescrit au Directeur Général du CNCC de renforcer la collaboration institutionnelle avec le Ministère des Finances, le Ministère du Commerce, le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ainsi qu’avec les différentes administrations sectorielles concernées et les autres acteurs de la chaîne logistique, afin de garantir la cohérence des interventions et d’éviter tout chevauchement de compétences. Insistant sur les conditions indispensables à la réussite de cette réforme, il a rappelé que : « La réussite de cette réforme repose sur trois exigences fondamentales : la rigueur dans la gouvernance, la coordination entre les acteurs et l’efficacité dans l’exécution des actions retenues».

La rencontre s’est déroulée dans une ambiance studieuse, constructive et empreinte de convivialité, traduisant l’engagement partagé des pouvoirs publics et des acteurs du secteur en faveur d’une gouvernance logistique plus intégrée, plus performante et résolument tournée vers la modernisation des échanges commerciaux.
CELCOM/MINT



