L’annonce est tombée comme un couperet le 25 février 2026. Par voie de communiqué officiel, le Comité d’Organisation de Miss Cameroun a mis fin au règne de Josiane Golonga. Accusée de manquements graves à ses obligations, la reine de beauté perd sa couronne avant le terme de son mandat.
Élue en juillet 2025 sous les projecteurs du Palais des Sports de Yaoundé, Josiane Golonga semblait pourtant incarner l’élégance et le renouveau de la beauté camerounaise. Cependant, l’idylle avec le Comité d’Organisation de Miss Cameroun (Comica) a tourné au vinaigre. Dans son communiqué, l’institution dirigée par Ingrid Solange Amougou dénonce une série de comportements jugés incompatibles avec les exigences de la couronne.
Le Comica évoque notamment : des absences injustifiées répétées lors d’événements officiels majeurs où la présence de la Miss était contractuellement requise ; une attitude irrespectueuse envers les membres de l’institution, entachant l’image de marque du concours ; l’arrêt unilatéral de ses missions régaliennes de représentation.
L’un des griefs les plus lourds concerne la violation des clauses contractuelles relatives à l’encadrement de la Miss. Selon le Comica, Josiane Golonga aurait fait appel à un manager personnel, une démarche strictement interdite par le règlement qui stipule que seule l’organisation est habilitée à gérer l’image et l’agenda de la lauréate. Cette « rébellion » administrative a manifestement scellé le sort de la jeune femme, le comité y voyant une volonté de s’affranchir de l’autorité de l’institution.
Quel avenir pour la couronne ?
Conformément au règlement intérieur du concours, le titre ne restera pas vacant. C’est la première dauphine (dont l’identité sera confirmée pour la passation officielle) qui a été appelée à assurer l’intérim. Elle aura la lourde tâche de représenter le Cameroun lors des sorties officielles et des galas de charité jusqu’à l’élection de Miss Cameroun 2026.
« Le Comica réaffirme son engagement à défendre l’intégrité et la crédibilité du concours, symbole de la beauté, de la culture et des valeurs de notre pays », précise le communiqué.
Cette destitution, bien que rare, rappelle que derrière les paillettes et le glamour, le titre de Miss Cameroun reste avant tout une fonction encadrée par un contrat professionnel rigoureux. Josiane Golonga, de son côté, ne s’est pas encore exprimée publiquement sur cette décision.
Ernesthine BIKOLA





