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Réélection de Paul Biya:Des artistes Beti en danger

 

L’écrasante victoire du président Paul Biya à l’issue du scrutin du 7 octobre dernier a laissé transparaitre des joutes ethno-fascistes sur la toile et même dans la vie quotidienne, une conflagration dont on redoute les débordements dans les habitudes. Ainsi, de nombreux artistes musiciens originaires de l’axe Centre-Sud ayant soutenu la candidature de l’homme du renouveau sont devenus ex-cathedra les cibles de ceux qu’on pourrait qualifier de renégats de la nation.

Le climat délétère qui règne au Cameroun depuis la proclamation des résultats du dernier scrutin présidentiel donne des sueurs froides. Surtout que Paul Biya, digne fils beti est donné vainqueur. On dirait qu’il est au pouvoir pour servir uniquement sa communauté d’origine. Que nenni !

Pour mieux comprendre ces dérives ethnico-tribales enclenchées par certains renégats de la nation, il convient d’évoquer d’abord, les multiples exactions de « la brigade anti sardinards » en Europe notamment où la communauté Beti a fait l’objet d’agressions physiques et verbales et dans les réseaux sociaux. Plus grave, on a appris ahuri le décès tragique de l’artiste Avenir Ava. D’après les témoignages, des malfrats lourdement armés ont tiré sur l’auteur du titre à succès ‘’abié’’ et l’ont blessé gravement, il a finalement succombé à ses blessures le 18 novembre dernier.

Le feuilleton noir des artistes Beti ne s’arrête pas là. Car, il ne se passe plus un jour sans qu’un chanteur ou une chanteuse d’origine Beti ne soit attaqué physiquement ou moralement.

D’autres attaques ciblées en date après le lâche assassinat d’Avenir Ava sont perceptiblement les menaces sur les artistes K-Tino, Coco Argentée, Justice Beyene et bien d’autres. Cette chasse aux sorcières aux allures tribales, violentes et honteusement érigées en religion par des chapelles clandestines crée une psychose et une panique dans la famille artistique Beti.

Des bourreaux jusqu’ici inconnus et fuyants par leurs méthodes lâches qui échappent aux fourches caudines des services de renseignements du pays, se glorifient bassement en clamant sur toutes les tribunes leurs sales besognes. Manifestement, leur objectif funeste est d’éliminer par tous les moyens possibles les leaders de la scène artistique Beti.

Les artistes victimes des exactions de la meute ethno-fasciste en appellent donc à la prompte intervention des autorités du pays pour éviter les débordements. Certains que nous avions rencontré promettent de riposter proportionnellement à la menace si rien n’est fait dans les prochains jours.

 

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