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Cameroun : le MINADER-CAPEF-PADFAII pour la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire

Le Projet d’Appui au Développement des Filières Agricoles Phase2 en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun, réunit les acteurs clefs de la chaine de valeurs pour échanger sur les enjeux et défis de la commercialisation du riz camerounais.

Le déjeuner-débat, présidé par le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Gabriel MBAIROBE, a pour objectif global de mener un plaidoyer pour accroitre la distribution et la commercialisation du riz local en s’appuyant sur l’expérience et la contribution des parties prenantes.

Prennent part à cette rencontre qui se tenait le 31 mars 2026, à la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF), des représentants des ministères sectoriels, des acteurs publics et privés de la chaine de valeurs riz, des projets et programmes, la société civile et les producteurs.

Le Projet d’Appui au Développement des Filières Agricoles Phase II (PADFA II), fruit de la coopération entre le gouvernement du Cameroun et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) dont l’objectif principal, est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations cibles à travailler considérablement à l’atteinte des objectifs nationaux de la filière riz en cinq années de mise en œuvre.

A titre illustratif, de façon cumulée, grâce à ses appuis, les bénéficiaires, regroupés en coopératives, ont produit 52 596 tonnes de riz paddy. Dans le cadre de la convention avec l’IRAD, 58 955 kg de semences de base riz ont été produits contre 2 608,4 tonnes de semences certifiées de riz produits par les coopératives semencières partenaires.

Le projet accompagne la construction de six unités de transformation riz avec une capacité de production annuelle de 10 200 tonnes.

Aussi, 40 km de pistes ont été réhabilités pour apporter un appui au désenclavement des grands bassins de riz et faciliter l’écoulement des produits sur le marché pour environ 50 260 bénéficiaires.

Par ailleurs, 32 magasins de stockage sont construits et contribuent à l’amélioration et/ou à l’augmentation des prix.

Ainsi, environ 12.000 personnes, issues de plus de 8800 ménages, sont bénéficiaires directs des services promus par le projet.
Malgré les efforts du projet et d’autres acteurs, pour augmenter la production nationale, le marché reste inondé de riz importé.

D’après les données de l’Institut National de la Statistique, les dépenses d’importation de riz au Cameroun ont atteint un niveau record en 2024, s’élevant à 320 milliards de FCFA.

Il est donc clair que le riz produit au Cameroun est concurrencé par le riz importé, en dépit de la qualité et la notoriété que lui reconnaissent les consommateurs locaux.

La commercialisation du riz camerounais est en ce moment l’un des défis de la filière. Malgré les efforts pour augmenter la production nationale, le marché reste inondé de riz importé. Ce constat interpelle tous les acteurs qui interviennent dans la chaîne de valeurs rizicole afin d’inverser cette tendance.

Au Cameroun, le riz constitue un aliment de base pour les populations. Il occupe la deuxième place des céréales les plus consommées après le maïs.

L’indice de consommation du riz par an est de 25 kg par habitant. Le déficit structurel de riz dans notre pays est évalué à 450 000 tonnes par an. Selon les données de l’Institut National de la Statistique, l’enveloppe globale des importations du riz de 2000 à 2022 a été évaluée à 2 000 000 tonnes pour 536 milliards de francs FCFA.

Au regard de son importance dans les habitudes de consommation et les niveaux d’importation de cette spéculation ces dernières décennies, le riz est considéré par le Gouvernement comme une denrée prioritaire consignée dans les cadres nationaux et internationaux.

La stratégie de développement de la riziculture au Cameroun identifie comme faiblesse dans le segment commercialisation, la faible performance du circuit de distribution, de la stratégie de marketing et du packaging du riz local.

Ceci contraste avec l’existence d’un marché domestique en pleine croissance associé aux opportunités du commerce extérieur offertes par la ZLCAF.

CELCOM CAPEF

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