
Une parturiente référée d’une formation sanitaire de base est décédée dans la nuit du 24 mai 2026 au Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé, des suites d’une hémorragie massive incontrôlable. Face aux informations inexactes circulant sur les réseaux sociaux, la direction de l’établissement a publié un communiqué officiel pour rétablir les faits.
Assako Monentyam Clémentine est arrivée au CHUY dans un état fœtal critique. À son admission, les médecins constatent une bradycardie sévère chez le fœtus. Moins d’une heure après, une césarienne d’urgence est réalisée pour sauver l’enfant et maintenir la mère en observation.
Mais les complications s’enchaînent. Quelques heures après l’intervention, une hémorragie massive se déclare, causée par une hypocoagulabilité une anomalie grave de la coagulation sanguine résistant aux utérotoniques et aux protocoles médicaux recommandés. Les médecins découvrent alors que la patiente avait absorbé un traitement traditionnel par voie orale et rectale avant son admission, facteur qui a probablement aggravé son état.
Ramenée d’urgence au bloc opératoire pour une réintervention radicale, Assako Monentyam ne survivra pas. Elle rend l’âme aux alentours de 21 heures.
Le CHUY souligne avoir mobilisé d’importants moyens humains et matériels chefs de service de gynécologie, d’anesthésie et d’hématologie, poches de sang, plasmas frais congelés sans exiger de finances au préalable. La famille ne disposait que de 50 000 francs CFA.
Dans son communiqué signé de Madame Nkondo Hermine, Responsable de la Communication, le CHUY présente ses sincères condoléances à la famille et réaffirme son engagement à la qualité des soins.
Victoire Nkana



