
Les Unités Opérationnelles Spécialisées de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun à l’école de la planification stratégique, qui comporte plusieurs étapes qui sont : la prospective, la planification, la programmation et la budgétisation.

Des démarches et outils spécifiques sont utilisés pour chacune de ses étapes avec des finalités distinctes, mais bien intégrées dans un système cohérent.
Après l’adoption du budget de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF), le 28 janvier 2026, voici venu le temps de la définition des orientations de la politique de développement économique et de la professionnalisation des formations dans Unités Opérationnelles spécialisées de la structure.
Un séminaire de planification s’est tenu à ce sujet, le 17 mars 2026 à la Coordination de la Direction de la Formation Professionnelle et des Écoles Pratiques de la Chambre Consulaire. Cet atelier, présidé par le Secrétaire Général, TANYI JACOB TACHOT, représentant le Président de la CAPEF empêché, vise à harmoniser les bonnes pratiques d’élaboration du plan d’actions 2026.

Les missions des UOS étaient présentées par le Directeur de la Formation Professionnelle, Dr. ADJELAKARA MOSSUS Jean Blaise.
D’après l’article 4 alinéa 1 de la Décision No 2022 /0007/CAPEF/PDT/CAB du 01 fév 2022 portant révision du Statut des Unités Opérationnelles Spécialisées (UOS) de la CAPEF, les Unités Opérationnelles Spécialisées assurent des missions de formation, d’encadrement et d’accompagnement auprès des ressortissants de la chambre.

En effet, c’est dans la perspective d’établissement des plans d’actions 2026 des projets consulaires (CADAHC, PROPOR, PROFOR, PROFIDIR); des Ecoles Pratiques d’Agriculture et des Centres de Production et de Formation de la CAPEF que se tient ce séminaire de formation dans la salle de conférence de la dite institution consulaire.
Calqué sur le modèle de plan d’action de « NNA MENGUE », cette opération vise aussi à réfléchir sur le cadre harmonisé des plans d’actions dans les structures et projets connexes de la CAPEF.

Comme ses devanciers à savoir : le planning « Programming and Budgeting System » (PPBS) aux USA et rationalisation des choix budgétaires (RCB) en France, la technique de budget programme se veut une réponse aux insuffisance du budget de moyens. Des faiblesses qui se présentent comme la difficulté de mesurer l’impact de la dépense publique; l’absence d’une exigence de performance; la reconduction automatique des moyens d’une année à l’autre, le manque de prévisibilité à moyen terme, etc.

Les plans d’actions harmonisés permet à canaliser la demande des écoles pour améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique et la qualité du service public; densifier la carte scolaire; responsabiliser les gestionnaires dans les UOS dans le but de s’arrimer à la transformation structurelle du Cameroun.

Selon un adage Anglo-saxon, « If you don’t planning, your are planning to failed », « Si vous ne programmez pas, vous êtes programmez pour échouer ». C’est donc pour palier ce risque très élevé de programmation pour échouer que la chambre a opté pour la programmation par anticipation des risques car, un plan d’actions sans contraintes financière amplifie les risques d’échecs de la stratégie qui se manifeste généralement par le « soupoudrage » des ressources entre actions multiples, qui consistera à fractionner, voire décomposer et ordonner les actions selon le chronogramme de leurs mises en œuvre.

Ce chronogramme est établi en fonction de la disponibilité des ressources financières et de la durée de la mise en œuvre des actions. Dans le contexte actuel de la planification, la programmation des actions est faite dans le cadre de l’élaboration des Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT).
Le plan d’action est un document stratégique comportant, notamment une présentation des actions prioritaires, les mesures et réalisations concrètes dont les coûts sont évalués de façon sommaire.
La cartographie des risques du point de vue du manger liée à la programmation axée sur les résultats est une innovation du budget programme depuis la loi de finance de 2013.

Cette programmation budgétaire suppose d’après le Pr Odile TOGOLO, dans la Chronique de la législation financière et fiscale, RASJ No 2/2014, que « Le budget programme est un outil de gestion de finances publiques consistant à élaborer, présenter et exécuter la loi de finances sur la base de programmes ». Il organise les choix budgétaires autour des politiques publiques en comparant les coûts et les résultats autour de politiques publiques en comparant les coûts et les résultats des programmes pour retenir et mettre en œuvre les plus efficaces et les plus efficients rapport aux priorités nationales ».

En l’espèce, la CAPEF, après les phases d’imprégnation des sous-programmes, doit aujourd’hui associer les actions qui sont les composantes élémentaires d’un sous-programme à laquelle sont associés des objectifs précis, explicites et mesurables par des indicateurs de performance, et les activités qui sont des ensembles cohérents des tâches nécessitant des ressources humaines, financières et matérielles pour la production d’un bien ou d’un service aux objectifs précis arrêtés en fonction de finalités et des résultats attendus.
Les objectifs de chaque activité sont à leur tour assortis d’indicateurs de résultat qui feront l’objet d’évaluation régulier et donnent lieu à un rapport de performance élaboré en fin de gestion de chaque action et tâche avec un chronogramme de mise en œuvre des actions dans un dispositif de suivi-évaluation du plan d’action.
Avec un tel outil, ils sera désormais plus facile de juger les performances de chaque service, cellule, direction, projet consulaire, centre de production et de formation et de fil en aiguille l’action publique de la CAPEF.

Toute chose qui donnerait un sens véritable à l’évaluation des actions des chaînes des responsables.
Au final, il serait souhaitable qu’un contrôle systématique de la mise en œuvre du plan d’actions soit effectif en vue de garantir l’atteinte des résultats attendus et capitaliser les enseignements
Ce suivi/évaluation permettra en fin de compte, de collecter et traiter les renseignements pour repérer les anomalies en cours d’exécution et apporter des corrections ou dans une certaine mesure d’analyser les actions dans des limites définies au préalable et qui sert à apprécier les résultats par apport aux objectifs fixés.
Au fond, le suivi- évaluation doit s’appuyer sur une batterie d’indicateurs permettant de mesurer et de contrôler la performance de la CAPEF.
Source : celcom CAPEF



