
Honneur à un chercheur à l’Université Claude Bernard de Lyon 1 et consultant des parties prenantes dans le cadre de la finance climatique
avec Landescape Alliances.

L’Administrateur du Fonds de Développement des Filières Cacao et Café (FODECC), Samuel Donatien NENGUE, a accordé une audience, le mercredi 29 juillet 2026 à Yaoundé, à Jonas NGOUHOUO POUFOUNO, Chercheur à l’Université Claude Bernard de Lyon 1 et Consultant des parties prenantes dans le cadre de la finance climatique
avec Landescape Alliances, regroupement d’acteurs visant la gestion durable, la protection et la restauration des écosystèmes et des terroirs.
Les échanges ont porté sur la finance climatique en lien avec le Guichet Producteurs.
Au cours de sa présentation du Guichet Producteurs, l’Administrateur du FODECC s’est appesanti sur les trois piliers fondamentaux à savoir : la fin du tout gratuit, la création d’un écosystème vertueux qui regroupe les différents partenaires et la digitalisation, gage de la traçabilité, de la transparence et de la bonne gouvernance.
Guichet Producteurs : un mécanisme à caractère pédagogique
Le Guichet Producteurs s’affirme comme comme une démarche pérenne et structurée qui favorise l’amélioration des conditions de vie des producteurs.

À travers l’approche des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), a expliqué Samuel Donatien NENGUE, il permet de définir la situation de référence, d’évaluer les performances et de démontrer l’additionalité contribuant au bénéfice de la finance verte.
Bien plus, la constitution de la base de données et la digitalisation permettent de connaître ce que chaque producteur apporte à la séquestration du carbone. « Il est donc question, non seulement, d’amener le producteur à se prendre en charge à travers sa contribution, mais de comprendre l’intérêt de la durabilité qui s’appuie sur la protection de la forêt, à travers la transition agroécologique », a-t-il édifié.
Instruments de financement
La finance souveraine est la voie à suivre. Elle se décline en des obligations vertes.

Dans cette perspective, l’État, à travers le Guichet Producteurs, devrait émettre les obligations vertes et les placer sur le marché international afin de capter auprès des pollueurs, ces obligations, converties en appuis aux organismes qui valorisent la durabilité.
Bertrand TJANI



