
LE COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU MOUVEMENT DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DU CAMEROUN A L’ATTENTION DU GRAND PUBLIC ET DES PARTENAIRES SOCIAUX.
OBJET: DÉNONCIATION D’UNE INTERPELLATION ARBITRAIRE ET ATTEINTE GRAVE À LA LIBERTÉ SYNDICALE – CAS DU CAMARADE FAYSAL OUDAH AU PORT DE KRIBI
Le mouvement syndical des transporteurs routiers du Cameroun porte à la connaissance de l’opinion publique nationale, des autorités administratives et de l’ensemble des partenaires sociaux, un fait d’une extrême gravité survenu au Port de Kribi.
Notre camarade, le syndicaliste Faysal OUDAH, a été interpellé et gardé à vue dans une cellule dans l’enceinte portuaire de Kribi , suite à une plainte qui aurait été déposée par la Direction du Port Autonome de Kribi.
RAPPEL DES FAITS
Le camarade Faysal OUDAH, dans l’exercice normal de ses missions syndicales, a réalisé une vidéo pour dénoncer ce que nos camarades routiers vivent au quotidien comme une arnaque au niveau du Port de Kribi. Il n’a à aucun moment cité nommément Monsieur le Directeur du Port Autonome de Kribi comme étant le présumé auteur de ce qu’il a qualifié d’arnaque . Il a simplement lancé un appel pour que la hiérarchie regarde de près ce qui se passe.
Cet acte entre en droite ligne de sa mission.
BASE LÉGALE – C’EST UN ABUS
Nous rappelons que le droit syndical au Cameroun n’est pas une faveur, c’est une liberté constitutionnelle et légale:
Article 3 de la Loi N° 92/007 du 14 Août 1992 portant Code du Travail: « La loi reconnaît aux travailleurs et aux employeurs, sans restriction d’aucune sorte et sans autorisation préalable, le droit de créer librement des syndicats professionnels ayant pour objet l’étude, la défense, le développement et la protection de leurs intérêts… »
Article 4 du même Code: « Sont interdits à l’égard des travailleurs: tout acte de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale… »
Article 39 du Code du Travail: Le licenciement ou toute sanction basée sur l’opinion et l’appartenance syndicale est prohibé.
Le camarade n’a fait que défendre les intérêts économiques de ses membres. Il avait la preuve matérielle de ce qu’il dénonçait. Dénoncer n’est pas diffamer.
NOTRE INDIGNATION
Comment comprendre que le Directeur du Port Autonome de Kribi, qui n’a même pas été indexé dans la vidéo comme étant le présumé auteur se sente concerné au point de porter plainte selon ce que l’enquêteur nous a confié ?
Cette attitude montre qu’il y a une main tapie dans l’ombre qui voudrait nous étouffer, nous empêcher d’exercer.
Certes, on nous brandit aujourd’hui qu’un Président National d’un syndicat X aurait appelé pour que le camarade soit libéré mais sachez que nous attendons de vous des explications claires par rapport à cette interpellation .
Si dès qu’un syndicaliste dénonce un fait, il faut passer par les services dont vous avez la tutelle pour le faire interpeller, alors vous allez devoir arrêter TOUS les syndicalistes.

Le Président confédéral Lambert Onguene
NOUS EXIGEONS :
- La libération immédiate et sans condition du camarade Faysal OUDAH.
- Nous réitérons que le Port Autonome de Kribi nous donne les réelles motivations de cette interpellation.
- Le respect de la liberté syndicale telle que garantie par la Constitution du 18 Janvier 1996.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette tentative d’intimidation. Le syndicaliste doit pouvoir exercer librement.
Fait pour valoir ce que de droit.
Pour le collectif des syndicats, le Président Fédéral FOSAT Lambert Onguene, dit Oncle WATITI



