Input your search keywords and press Enter.

Cameroun : 10 droits des jeunes au centre d’un mémorandum d’entente  

Les documents de ce deal ont été paraphés, le 19 mars 2026 à Yaoundé, par le Pr James Mouangue Kobila, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun et Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme ; et Mounouna Foutsou, Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique ouvrant ainsi une ère nouvelle dans le chantier évolutif de la promotion et la protection des droits ignorés des jeunes camerounais, qui peuvent désormais rêver d’un avenir meilleur.    

Les jeunes du Cameroun disposent des droits, mais n’en ont ni la connaissance, ni les outils, encore moins les réflexes d’activation. Ce qui constitue un véritable handicap à l’exercice des responsabilités des uns et des autres dans la pleine contribution à l’édification d’une société pacifique, inclusive et prospère.

C’est pour répondre à ces défis majeurs que la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) et le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) ont signé, le 19 mars 2026 à Yaoundé, un mémorandum d’entente, relatif à la promotion et à la protection des droits des jeunes au Cameroun.

Les documents ont été paraphés par le Pr James Mouangue Kobila et Mounouna Foutsou, respectivement Président de la CDHC, par ailleurs Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH), et MINJEC.

Dans son allocution, le Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun a d’abord indiqué que le mémorandum d’entente signé vient traduire les principes des droits de l’homme en actions concrètes en faveur des jeunes, dans le cadre d’une synergie institutionnelle renforcée entre ces deux structures de l’État.

Ensuite, le Pr Mouangue Kobila a salué les actions entreprises auparavant, non sans les passer en revue. «En sa CDHC, en sa qualité d’institution nationale indépendante chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme, ainsi que de la prévention de la torture dans les lieux de privation de liberté, mène des actions de sensibilisation auprès des jeunes, traite des requêtes les concernant et effectue des visites régulières dans les lieux de détention, afin de s’assurer que les conditions de privation de liberté – qui concernent également de nombreux jeunes – ne constituent pas des traitements cruels, inhumains ou dégradants », a-t-il fait savoir, avant de décliner ces initiatives.

« La coopération entre la CDHC et le MINJEC est active et fructueuse. À titre illustratif, entre 2020 et 2025, les deux institutions ont échangé 101 correspondances », s’est félicité le Président de la CDHC, qui souhaite voir cette coopération aller plus loin à travers la mise en œuvre de ces dix droits des jeunes, notamment le droit à l’information ; le droit à la participation ; le droit de saisir les institutions ; le droit à la protection contre les violences ; le droit à un environnement sain ; les droits liés au travail ; les droits numériques ; le droit à l’égalité ; le droit à une éducation de qualité ; le droit à un recours effectif.

Un challenge qui devra être relevé en s’appuyant sur les services déconcentrés du MINJEC, les antennes de la CDHC, le numéro vert de la CDHC (1523), ainsi que les associations partenaires.

A son tour, le Ministre Mounouna Foutsou a relevé que « Le présent Mémorandum d’Entente, qui constitue un instrument clé dans le dispositif institutionnel d’encadrement et d’accompagnement des jeunes et de leurs organisations, incarne la vision transformatrice et novatrice tant espérée, laquelle commande d’être au service des jeunes, en prenant en compte leurs besoins réels, les enjeux de l’heure et les moyens disponibles ».

Actions menées par la CDHC

En effet, la CDHC a notamment désigné un point focal jeunesse ; multiplié les campagnes et ateliers de sensibilisation en milieu scolaire et universitaire, en vue notamment de prévenir les violences physiques, psychologiques et sexuelles, ainsi que la consommation de stupéfiants ; combattu les discriminations et les discours haineux, tout en promouvant des mécanismes internes d’alerte et de médiation ; créé et animé 696 clubs Droits de l’homme dans les établissements scolaires et universitaires ; régulièrement publié des déclarations à l’occasion des journées internationales pertinentes.

Il s’agit notamment : la Journée internationale de l’éducation (24 janvier) ; la Journée mondiale des réfugiés (20 juin) ; la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues (26 juin) ; la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques (9 septembre) ; et participé à des initiatives internationales, notamment la conférence « Year of Impact and Eco-Citizenship » du 7 mars 2024, ainsi qu’à la 60ᵉ session du Conseil des Droits de l’homme, où une déclaration a été prononcée sur le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix.

Le MINJEC en retour

Le MINJEC, pour sa part, a associé la CDHC à plusieurs initiatives majeures, parmi lesquelles : le lancement de la 40ᵉ Journée internationale de la paix (17 septembre 2021) ; le Forum national de la jeunesse ; la foire du Village de la Jeunesse (février 2024) ; la 44ᵉ Journée internationale de la paix et la présentation du PAN-JPS (22 septembre 2025) ; l’atelier national de formation des formateurs (avril 2025) ; et la décision, prise le 8 juillet 2025, de renforcer l’inclusion des jeunes malentendants, notamment par la prise en compte des langues des signes.

Bertrand TJANI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *