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Cameroun : l’Organisation des Nations Unies tire la sonnette d’alarme sur les infanticides et féminicides

L’ Organisation des Nations Unies au Cameroun a publié un communiqué officiel à Yaoundé pour exprimer sa vive préoccupation face à la recrudescence des infanticides, des féminicides et des violences sexuelles contre les enfants. L’organisation condamne fermement ces violations des droits humains et se dit prête à accompagner le gouvernement camerounais dans la lutte contre ces crimes.

Les cas d’infanticides, de féminicides et de violences sexuelles contre les enfants sont en nette augmentation au Cameroun. Face à cette situation, le Système de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié une déclaration officielle à Yaoundé pour exprimer sa vive préoccupation et offrir son appui concret au gouvernement camerounais.
L’ONU salue la réaction du gouvernement camerounais, qui a reconnu publiquement la gravité de la situation et lancé un appel à la mobilisation générale de la société. Mais pour les Nations Unies, la reconnaissance ne suffit pas. Il faut des actes. Et l’organisation se dit prête à accompagner le Cameroun sur trois concrets : d’abord, le renforcement des dispositifs de signalement pour que les victimes osent parler et que les auteurs soient identifiés plus rapidement. Ensuite, l’amélioration de la prise en charge sanitaire, psychosociale et judiciaire des survivants car une victime qui ne reçoit pas de soutien adapté est une victime abandonnée deux fois. Enfin, un appui technique à l’élaboration de nouveaux textes juridiques, notamment une loi interdisant expressément les châtiments corporels et garantissant une protection juridique complète à chaque enfant camerounais.
Derrière ces propositions, un constat que les Nations Unies formulent sans détour : l’impunité est le moteur de ces violences. Tant que les auteurs de féminicides, d’infanticides et d’abus sexuels sur mineurs savent qu’ils risquent peu, ils continuent. Briser ce cycle passe nécessairement par une justice plus rapide, plus ferme et plus visible. Le changement comportemental durable que les Nations Unies appellent de leurs vœux ne viendra pas des discours seuls il viendra des condamnations, des peines effectuées et des messages envoyés à la société entière.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le gouvernement camerounais a lui-même multiplié les signaux d’alarme ces dernières semaines. Une tribune interministérielle avait déjà été organisée en juin pour coordonner la réponse de l’État, avec des cellules d’écoute déployées dans les dix régions et un projet de loi en cours d’examen pour renforcer la prise en charge judiciaire des victimes.
La protection des femmes et des enfants au Cameroun est une urgence nationale.

L’Organisation des Nations Unies a apporté son soutien il appartient désormais à chaque acteur de la société de prendre ses responsabilités.


Victoire Nkana

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