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23e Congrès de l’AAEA : le message du Dr Blaise Moussa à Paul Biya

Le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities Corporation, par ailleurs Président du 23e Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement, a rendu un hommage appuyé au Président de la république du Cameroun, à la faveur d’une interview accordée à la Cameroon Radio Television, non sans présenter les enjeux stratégiques du conclave de Yaoundé.

Paul Biya

Dr Blaise Moussa, vous êtes le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities Corporation, et Président du 23e Congrès International et Exposition de l’AAEA.
Qu’est-ce que ce congrès va concrètement changer pour les pays africains face aux difficultés de l’accès à l’eau potable ?

Les difficultés d’accès à l’eau potable ne sont pas l’apanage de l’Afrique. C’est pour cela qu’il y a tout un objectif de développement durable des Nations Unies en son point 6, qui traite de la matière. Et, en Afrique particulièrement, 400 millions de personnes environ n’accèdent pas facilement à l’eau de manière sécurisée. Ce n’est donc pas seulement un problème camerounais.

Le Dg de CAMWATER et Président de l’AAEA

Toujours est-il qu’au Cameroun, il y a des efforts qui sont faits et ce rendez-vous est une occasion idoine pour que les participants puissent partager tout ce qu’il y a de meilleurs et mettre en commun les difficultés, mais surtout envisager des solutions qui permettent, de manière pérenne, de résoudre la question; le besoin de résilience face au besoin d’assainissement et d’accès à l’eau potable en tenant compte de toutes les contraintes qui sont imposées par les changements climatiques.

Le thème de ce congrès porte sur des actions fortes pour l’Afrique…

On est d’abord parti de ce principe pour dire qu’on a passsé du temps à ergoter, et cela ne pourrait pas suffire pour donner satisfaction aux besoins des populations. Les actions fortes, c’est déjà de voir qu’un leader politique africain comme le Président Paul Biya a autorisé que ce rendez-vous puisse se tenir et soit sponsorisé.

C’est une façon de suggérer aux uns et aux autres de voir dans quelle mesure on pourrait prendre des dispositions de manière à valoriser tout ce qu’il y d’endogène tout en intégrant ce que d’autres entités non africaines peuvent apporter comme contribution à l’effet de résoudre la situation, de manière progressive naturellement, parce que, je ne vais pas parler de la pierre de Sisyphe, il y a du travail à faire à tout moment dans le sens de trouver des solutions appropriées aux situations qui se posent au quotidien aux populations.

Quelles sont les solutions avancées pour les pays africains afin de mieux sécuriser leurs ressources en eau ?

Je ne vais pas apporter toute la palette des solutions qui sont envisageables, parce que c’est cela même le but de cette rencontre qui est de mettre ensemble les experts, les entreprises qui font dans l’opération, les chercheurs, les universités, les consommateurs et autres parties prenantes intéressées, pour qu’émanent de ces discussions des solutions les plus adaptées, parce que ce qui pourrait être vrai par exemple la Côte ouest des États Unis où on peut faire de la désalinisation ne l’est pas forcément pour le Cameroun, qui a beaucoup de surfaces qui ne sont pas à leur optimum d’exploitation.

Mais, parlant du Cameroun, aujourd’hui, notre problème n’est plus celui de la production ; c’est celui de l’accès à l’eau potable et le problème ne se présente pas de la même façon partout. Toujours est-il qu’on pourrait, dans une approche je dirais d’optimisation des potentialités, trouver des solutions qui correspondent aux situations spécifiques.

Est-ce que ce congrès va améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique ?

Tout à fait. Il y a des solutions, notamment pour la réduction des pertes techniques, des solutions qui sont présentées pour l’amélioration des méthodes de production, de transport, de distribution, de traitement de l’eau.

Et, je dois rappeler que c’est bien l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement. L’eau potable est une nécessité et l’assainissement, c’est la dignité et on veut faire une économie circulaire. L’eau potable, après usage, devient usée. Il faut maintenant la traiter en sorte de la reinjecter de manière sécurisée dans les circuits de consommation.

Donc, c’est aussi un autre enjeu pour les pays africains, notamment le Cameroun qui a déjà commencé la démarche à ce niveau. Et, dans les prochains jours, on va visiter les stations de traitement des vidanges, mais il faudra aller plus loin dans cette approche en sorte de tirer le meilleur de ce type de conclave. C’est l’occasion également d’intéresser les femmes, les jeunes aux métiers de l’eau et de l’assainissement et je crois, c’est l’occasion idoine aussi de sensibiliser les populations sur le fait que l’eau potable est une denrée précieuse pour laquelle chacun devrait s’engager.

Pour recevoir plus de 3000 invités à Yaoundé, vous avez dû boire à la source des plus hautes autorités de ce pays à commencer par le Président de la république…

Nous n’allons pas aller dans la familiarité, pas boire à la source, mais pour tirer tout avantage de la bienveillance du Président de la république qui a dûment autorisé que ces assises se tiennent au Cameroun et a mis à disposition toutes les ressources politiques, techniques, humaines, infrastructurelles, logistiques et toutes les autorisations nécessaires.

Je ne voudrais pas trop insister sur l’aspect financier qui est juste l’algorithme de ce qu’il faut déployer pour que les petits plats soient mis dans les grands; je veux dire pour assurer l’essentiel de manière à ce qu’une telle assemblée se tienne sans déconvenue.

Vous me donnez, là, l’occasion de remercier Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République du Cameroun, grand sage africain qui a donné ainsi la meilleure assurance à l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement de croire en son avenir au moment où les autres bailleurs de fonds étrangers ont retiré les financements à cette association. Une espérance est née de voir l’Afrique désormais se prendre en charge grâce à la vision éclairée d’un tel leader.

Décryptée par Bertrand TJANI

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