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Siac 2026 : les piliers de l’import- substitution exposent leur savoir faire


Ils sont producteurs de poissons, des produits utiles pour l’aquaculture, responsables des instituts de formation en aquaculture, institutions bancaires, fournisseurs de technologies, à prendre part à ce salon international interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun qui se tient à Yaoundé du 1er au 6 juin au palais des sports de Yaoundé.


Le Cameroun au fil du temps se positionne comme un pays qui veut atteindre l’autosuffisance alimentaire. Ceci, en augmentant les volumes de production des produits alimentaires de tous azimuts. Le Salon interprofessionnel est un moment durant lequel, les opérateurs de la filière aquacole, de tous ordres se mettent en vitrine et aussi un moment où les investisseurs de ladite filière, tentent de gagner des partenariats en se donnant plus de visibilité. Il faut le dire, cette rencontre qui se tient chaque 2 ans, donne la latitude aux différents acteurs de l’aquaculture au Cameroun, de nouer des partenariats, de mieux échanger les expériences, affiner leurs techniques d’approches dans l’aquaculture.
Dans ce carrefour des rencontres B2b, B2C d’opportunités d’affaires, plusieurs micros entreprises, petites et moyennes industries, plusieurs sociétés se donnent à voir et montrent aux yeux du monde, leurs ambitions, d’aller de l’avant dans le développement de leurs activités pour une bonne mise en œuvre de la politique nationale d’import substitution qui œuvre à la transformation structurelle de l’économie. En plein Siac, deux structures retiennent notre attention, à savoir : Hill farm et Mave Cameroun.
Hill Farm
C’est un Groupement d’Initiative Commune (GIC) agropastoral de référence au Cameroun. Spécialisé dans l’aquaculture et l’agropastoralisme, la structure a construit plus de 5 000 étangs et a accompagné, la création d’une centaine de fermes dans toute l’Afrique centrale. L’organisation offre plusieurs services et expertises : pisciculture : Installation de fermes aquacoles, hors-sol ou en terre, et écloseries (production d’alevins). Formation : Renforcement des capacités des producteurs sur les techniques de production, de transformation et de commercialisation. Suivi des projets : Montage et réalisation de projets agricoles pour les particuliers et les coopératives.

« Hill Farm est d’abord s’occupe à la fois, du poisson et du palmier à huile. Pourquoi le poisson, parce que le poisson est très bon pour la santé, je ne suis pas nutritionniste, mais on nous a toujours appris, que le poisson est très bon pour la santé et lorsque vous pouvez consommer la qualité du poisson, c’est une bonne chose. Lors de la première édition du Siac, nous n’avions pas encore obtenu des autorisations nécessaires, toutes les études n’avaient pas encore été menées pour s’assurer que la présence d’une variété nouvelle de poissons, ne viendrait pas gêner l’écosystème. Nous avons obtenu les autorisations des décideurs. Nous sommes accompagner par le ministère de l’élevage qui dans cadre de la politique d’import substitution, nous accompagne dans la production locale. En plus de la transformation locale, nous sommes dans la transformation. Nous avons le poisson fumé, plusieurs formes de poissons », explique Cécile Oyono, promotrice de Hill Farm.
Mavecam S.A.
Présent également au Siac, elle se déploie comme un beau diable pour faire connaître ses services. Selon le promoteur, Dave Elombe Manimben, « Nous travaillons tous les jours d’arrache pied, pour essayer de rendre les choses agréables, pour le panier de la ménagère, parce que c’est de ça qu’il s’agit. Il faudrait que le panier de la ménagère puisse ressentir les efforts que les entrepreneurs font dans le cadre de l’import – substitution. Nous avons entrepris de produire et de transformer nos produits. Vous savez, on a l’habitude de parler de l’aquaculture on veut les poissons vivants. Pour le faire, il faut de la logistique qui est derrière et c’est pour cette raison, que le coût est souvent élevé. Tandis que produire un poisson aujourd’hui et le lendemain, 15 mn le surgeler, ça permet facilement l’écoulement. Pour le marché aujourd’hui, le conditionnement tient à cela. Vous investissez dans les poissons congelés dans les cartons de 10, 15, 30 kg, c’est à ce niveau que nous sommes avec la consommation de ces produits. On a des petits marchés, niches où on vend des filets. Éviter tout ce qui est logistique et manutention autour du poisson pour ramener le coût de production finale à un prix abordable. Aujourd’hui, il faut prendre plusieurs dimensions. Lorsqu’on parle d’accompagnement, on parle de marché de disponibilité. Aujourd’hui on parle de l’amélioration de la chaîne de valeur aquacole. Dans le cadre du Projet d’amélioration de la chaîne de valeur aquacole, nous avons été agréablement surpris que l’Anor a justifié un programme qui visait à faire des certifications des normes pour l’aquaculture. Ce qui va permettre, la normalisation de tout ce qui est autour de l’aquaculture. Ça va nous permettre non seulement, d’aller chercher les marchés exigeants, les grandes surfaces telles, carrefour, Santa Lucia, Dovv, etc se sont des marchés qui nous intéressent mais auxquels nous n’avons pas encore accès, pour cause de niveau de qualité nécessaire. Avec ces normes là, ça nous permet de nous mettre à niveau, afin qu’on puisse investir dans ce marché. Les appuis sont divers, on ne peut que dire merci. Aujourd’hui, il y a une montée en puissance de la production. Il y a 2 ans on produisait à peine 60 tonnes de poissons. Aujourd’hui, nous plus 150 tonnes de poissons. Si on a pu faire c’est qu’il y a un encadrement autour », a clarifié le Général manager.


Joseph MBA

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