
Le ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, a procédé ce mercredi 29 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Yaoundé, au lancement officiel du projet « Renforcement des capacités du Cameroun en matière de prévention, de préparation et de réponse aux pandémies selon l’approche Une Seule Santé ». Cette initiative, soutenue par le Pandemic Fund et mise en œuvre avec l’appui de la FAO, de la Banque mondiale et de l’UNICEF, ambitionne de renforcer durablement les capacités nationales de prévention, de détection et de riposte face aux menaces sanitaires.

Anticiper pour ne plus subir. C’est le cap fixé par le gouvernement à travers le lancement officiel, ce jour 29 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Yaoundé, du projet de « Renforcement des capacités du Cameroun en matière de prévention, de préparation et de réponse aux pandémies selon l’approche Une Seule Santé ». Une initiative, soutenue par le Pandemic Fund et mise en œuvre avec l’appui de la FAO, de la Banque mondiale et de l’UNICEF, ambitionne de doter le pays d’un système d’alerte et de riposte ultra-réactif face aux menaces épidémiologiques de demain.
Présentant les contours techniques du projet, Dr Linda Esso a expliqué que cette initiative est née des enseignements tirés des récentes urgences sanitaires qui ont révélé les fragilités des systèmes de santé. Elle a indiqué que, grâce au financement obtenu auprès du Pandemic Fund en 2025, le Cameroun mettra en œuvre un programme d’envergure couvrant la période 2026-2029, avec un investissement global de 159 754 914 dollars américains, comprenant un don de 23,5 millions USD du Pandemic Fund, des cofinancements et la contribution de l’État du Cameroun.
Selon Dr Linda Esso, le projet repose sur l’approche « Une Seule Santé » (One Health), qui favorise une collaboration entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale, de l’environnement, de l’agriculture et de la faune afin de prévenir plus efficacement les risques sanitaires. Elle a précisé que l’objectif est de permettre au Cameroun d’atteindre la cible internationale 7-1-7 : détecter une flambée épidémique présumée en sept jours, la notifier dans un délai d’un jour, puis mettre en œuvre les premières mesures de réponse dans les sept jours suivants.
Elle a également présenté les six principaux domaines d’intervention du projet : le renforcement du système d’alerte précoce et de surveillance des maladies, l’amélioration des capacités des laboratoires, le développement des ressources humaines et des agents de santé communautaires, le renforcement de la coordination multisectorielle, la consolidation du Centre de Coordination des Opérations des Urgences de Santé Publique ainsi que la mobilisation stratégique des ressources.
Au nom du gouvernement camerounais, dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a rappelé que les différentes épidémies enregistrées ces dernières années ont démontré la nécessité pour le Cameroun de disposer d’un système de santé plus résilient. Il a souligné que ce projet traduit la volonté du Gouvernement d’anticiper les crises sanitaires plutôt que de les subir, en investissant dans la surveillance épidémiologique, les laboratoires, les ressources humaines et les mécanismes de coordination des interventions.
Le Minsanté a également réaffirmé l’engagement du Gouvernement à assurer une gestion efficace, rigoureuse et transparente des ressources mobilisées afin de garantir l’atteinte des résultats attendus. Selon lui, ce financement représente une opportunité majeure pour renforcer durablement la sécurité sanitaire nationale et protéger les populations contre les futures pandémies.
La Fao comme partenaire stratégique
Parmi les partenaires d’implémentation, la FAO occupe une place stratégique dans la mise en œuvre de cette initiative. Grâce à son expertise en santé animale, en sécurité alimentaire et dans l’approche « Une Seule Santé », l’organisation accompagnera le pays dans le renforcement de la surveillance des zoonoses, l’amélioration de la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, ainsi que dans le développement des capacités techniques nécessaires à une réponse coordonnée face aux menaces sanitaires. Son appui, aux côtés de la Banque mondiale et de l’UNICEF, contribuera à faire du projet un levier majeur pour prévenir l’émergence de nouvelles épidémies et renforcer durablement la résilience du système sanitaire camerounais.

Les interventions seront déployées dans les dix régions du Cameroun, avec une priorité accordée à 42 districts de santé. La mise en œuvre associera le Minsante, le Minepia, le Minepded, le Minfof, le Minader, le Pnplzer, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile, dans une dynamique multisectorielle conforme à l’approche « Une Seule Santé ».
À terme, ce projet devrait permettre une détection plus rapide des maladies à potentiel épidémique, un renforcement des capacités nationales de diagnostic, un déploiement plus rapide des équipes d’intervention, une meilleure coordination des réponses aux urgences sanitaires et une préparation durable du Cameroun face aux futures pandémies.

Il faut dire qu’à travers ce lancement officiel, le Gouvernement réaffirme son engagement à faire de la prévention, de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires un pilier essentiel de la politique nationale de santé, avec l’appui de ses partenaires, notamment la FAO, afin de garantir une meilleure protection des populations et de renforcer durablement la sécurité sanitaire du pays.

Ernesthine BIKOLA





