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Secteur maritime et portuaire : le Cameroun au scanner de l’Organisation Maritime Internationale

Le Secrétaire général du ministère des Transports du Cameroun, Mveimani Sombo Amba, représentant le Ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, autorité maritime, a présidé, le 19 septembre 2022 à Yaoundé, l’ouverture du programme d’audit de ce secteur hautement stratégique.

« Depuis l’adhésion du Cameroun à l’Organisation Maritime Internationale en 1961, le Cameroun n’a pas eu un audit du secteur maritime et portuaire. Les experts sont donc venus faire le diagnostic de ce secteur… », a indiqué Jean Nlend, Directeur des Affaires Maritimes et des Voies Navigables, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’audit du secteur maritime et portuaire du Cameroun, présidée, le 19 septembre 2022,  par le Secrétaire général du ministère des Transports du Cameroun, Mveimani Sombo Amba, représentant le Ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, autorité maritime. Ont pris part à ces travaux qui s’achèvent le 26 septembre prochain, les auditeurs de l’Organisation Maritime Internationale (Omi), l’Inspecteur général du ministère des Transports, et les représentants des administrations publiques, parapubliques et privées intervenant dans le secteur maritime.

Selon le Directeur des Affaires Maritimes et des Voies Navigables, cet audit permettra d’évaluer le niveau d’implémentation des instruments de l’organisation, ratifiés par la République du Cameroun. Il s’agit, entre autres, de la convention sur les normes de formation des gens de mer, la convention sur la prévention contre la pollution maritime, la convention sur les lignes de charge des navires, le règlement international pour prévenir les abordages en mer, les accords sur les recherches et le sauvetage maritime, le mémorandum d’entente d’Abuja sur le contrôle des navires.

A en croire le responsable, cet audit est bénéfique pour le Cameroun, car il fournira des conseils à l’administration maritime et l’accompagnement sur les mécanismes nécessaires à l’amélioration de la capacité et de l’efficacité d’une administration maritime à mettre en place.

Interview

« C’est une opportunité pour nous de voir si nous appliquons les instruments que nous avons eu à ratifier depuis. Je vais insister sur la formation des gens de mer. C’est une épée de Damoclès pour nous, parce que jusqu’à présent, le Cameroun est dans la liste dite noir. Il faut donc faire beaucoup d’efforts pour que nous-mêmes nous commencions déjà à signer nos brevets. Cet outil va nous encadrer et va nous permettre de voir s’il y a des insuffisances, qu’on essaye de les corriger afin de sortir le pays de cette liste dite noir et le hisser haut dans le secteur maritime.

L’Organisation Maritime Internationale nous a toujours assistés techniquement. Cette assistance technique nous permet, s’il y a des insuffisances dans le domaine, d’essayer de les corriger. Les auditeurs sont donc venus faire le diagnostic, parce que généralement ce n’est pas seulement l’autorité maritime, mais l’ensemble des intervenants au niveau maritime qui se déplacent lors de certaines conférences. Ils essayent d’appréhender les difficultés ou les insuffisances sans toutefois venir sur le terrain. Cette fois-ci, ils sont venus sur le terrain, pour faire ce diagnostic afin de nous donner les lignes de conduite. Sur l’état des lieux, le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour le secteur maritime et portuaire. Les textes qui régissent le secteur sont là. Nous faisons des efforts pour être dans les normes.

Il faut dire, concernant l’état d’esprit, que le Cameroun est prêt depuis le mois de 2019. L’Omi a d’abord essayé de faire une sorte de pédagogie, de nous enseigner sur ses attentes, ce qu’elle entend par audit, qui devait en principe se dérouler en 2020. A cause de la pandémie du Covid-19, l’audit a été renvoyé. Entre-temps, on se communiquait et on a envoyé à l’organisation tous les textes pour études. Aujourd’hui, ils sont venus voir si les textes envoyés existent physiquement. Ils vont également vérifier s’il y a des goulots d’étranglement entre les administrations, parce qu’ici, il s’agit d’un audit national, qui exige une coordination. Ils vont aussi vérifier s’il n’y a pas de guéguerres entre les administrations dans le secteur. Mais, je crois, pour le moment, qu’il n’y en a pas. Tout se passe dans les normes. Le Premier ministre a d’ailleurs sorti un arrêté, qui coordonne le secteur maritime.

Après cet audit sans complaisance et profond, les auditeurs vont dire ce qui ne va pas dans le secteur maritime, ce qui ne va pas dans le secteur portuaire au Port de Douala et de Kribi, et ils vont sortir un rapport suivi des recommandations. Si on ne parvient pas à les mettre en œuvre, l’organisation est prête à nous accompagner à travers l’assistance technique », a fait savoir Jean Nlend.

Bertrand TJANI

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