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Projet minier de Mbalam : l’exportation du minerai en début 2026

Cette grande annonce a été faite lors d’un point de presse,  qui a eu lieu au siège de Camerooon Mining Company et qui était animé de bout en bout, par le directeur de l’administration et des  affaires  publiques, Patrick Tchouwa, jeudi 11 décembre 2025.

Le projet minier de Mbalam traverse un tournant décisif et va atteindre une étape fondamentale, à savoir  celle de l’exploitation à proprement dit et celle du convoiement du minerai  vers Kribi. Le directeur de l’administration et des affaires publiques, dans le but d’éclairer la lanterne des camerounais et dissiper toutes les fausses informations qui tentent de montrer à la face du monde que le projet piétine, était face à la presse. Le projet avance sereinement, contrairement à ce qui est dit ci là.  Ce point de presse intervenait  à la suite d’une descente  sur le chantier de Mbalam qui a permis aux médias, d’aller toucher du doigt, afin de rassurer les camerounais qui avaient encore des doutes sur l’effectivité  de la mise en route de cet ambitieux projet.

 « Ce projet, longtemps discuté, parfois espéré, souvent scruter, est désormais une réalité tangible qui prend forme sur le terrain. Les machines tournent, les infrastructures s’élèvent, les équipes travaillent jour et nuit, et les partenaires industriels sont en place. Mbalam avance, et avance vite », s’est réjoui Patrick Tchouwa, dès l’entame de ses propos. En effet, Le projet de Mbalam trouve son fondement, dans les accords de partenariat signés le 25 février 2022, portant sur la construction d’une ligne ferroviaire reliant Mbalam à Kribi ainsi que sur l’édification d’un terminal minéralier au Port Autonome de Kribi. Ces accords ont été suivis, le 31 mars 2022, par la signature d’une Convention Minière de 20 ans, renouvelable, qui autorise Cameroon Mining Company à exploiter le gisement de fer de Mbalam et surtout à transformer localement 15 % de sa production.  Le gisement de Mbalam  appelé à être exploité en synchronisation avec le gisement voisin de Nabeba, au nord-est de la République du Congo. Cette synergie unique repose sur un principe simple, 80 % des ressources se trouvent sur le territoire congolais, tandis que 80 % des infrastructures stratégiques se situent au Cameroun.

Selon les explications données par le directeur de l’administration et des affaires publiques, depuis la signature de la convention minière, Cameroon Mining Company a bénéficié du soutien constant des autorités camerounaises, notamment à travers la Déclaration d’Utilité Publique, la finalisation du tracé définitif du corridor ferroviaire, le bornage du site et l’accompagnement administratif nécessaire à l’exécution rapide du projet. Des études d’exploration, de faisabilité, et d’impact environnemental et social sont en bonne voie. L’état des lieux du projet laisse entrevoir ; le démarrage des travaux depuis le  23 décembre 2023, soit moins de 18 mois après la délivrance du permis d’exploitation ;  La livraison de l’usine de traitement au quatrième trimestre 2024, moins d’un an après le lancement du chantier ; l’installation des équipements offrant une capacité nominale de 3,6 millions de tonnes par an  avec une montée en puissance prévue jusqu’à 10 millions de tonnes dès 2027, la première exportation du minerai est prévue pour le premier trimestre 2026.

La mise en route accélérée de ce projet minéralier de grande envergure ne peut pas se faire sans une organisation de toute la chaine. La Cameroon Mining Company est entourée du groupe Mota-Engil, acteur majeur de l’ingénierie et de la construction minière.  En  logistique, plusieurs partenaires de calibre international  mobilisés : DHL Global Forwarding pour la logistique internationale ; Kribi Multipurpose Terminal (KMT) pour les opérations portuaires initiales ; Kotug, P&O Maritime et Clarksons pour la chaîne maritime, le remorquage, l’affrètement et l’intelligence de marché. En matière de  sécurisation de contrats d’offtake avec des acheteurs tels Tsingshan Steel, Vitol, Vanomet, et Baosteel, premier acheteur mondial de minerai de fer. Ces partenariats garantissent des débouchés stables et prévisibles sur une décennie.

                      Préservation de l’écologie

Les projets miniers de cet acabit ne peuvent se faire sans une prise en compte du volet de préservation de la nature des effets pervers de l’exploitation des mines. «  Toutes les activités sont conduites conformément aux standards internationaux de performance environnementale. Les mesures prévues incluent : une pépinière de 200 000 plants destinée au reboisement ; un programme strict de compensation : un hectare replanté pour chaque hectare défriché ; la construction de corridors fauniques végétalisés pour protéger les éléphants et les primates des zones protégées voisines ; des audits environnementaux trimestriels rendus publics.À cela s’ajoute l’ambition d’exploiter la biomasse comme source d’énergie complémentaire, afin de réduire l’empreinte carbone globale du projet », a clarifié Patrick Tchouwa. Dans la même veine, le directeur de l’administration et des affaires publiques, en répondant à une question de la presse,  a certifié que dans la préservation de la route qui sera la première voie empruntée par les mines, Cameroon mining company travaille en collaboration avec le Mintp. Le respect du tonnage sera de mise. Aussi, le projet de construction de la voie ferrée est également  sur les bons rails, le tracé a d’ailleurs été réalisé avec la contribution  les populations riveraines, et toutes les dispositions sont prises pour que les indemnisations se fassent avant la mise en route du projet.   

                    Embellie économique

Le projet de Mbalam n’est pas seulement focalisé sur le volet de l’exploitation. Le consortium Bestway Finance est soutenu par d’importants partenaires chinois. Le plan intégré comprend : le développement de quatre gisements (Mbalam, Nabeba, Badondo, Avima) ;  la construction d’un corridor ferroviaire de 659 km, conçu pour relier les zones minières au littoral camerounais ; la réalisation d’un terminal minéralier de classe mondiale à Kribi, capable à terme de transiter jusqu’à 150 millions de tonnes par an ; la préparation d’un futur pôle sidérurgique, Cameroon Steel, destiné à transformer localement une partie du minerai extrait.

Sur le volet des retombées économiques, le Cameroun va bénéficier, à terme, de plus de 4,32 milliards de dollars américains de revenus cumulés, dont 958 millions de dollars provenant du free carry et 1,31 milliard de dollars issus de la transformation locale en acier. Les exportations annuelles sont estimées à 3 milliards de dollars, soit environ 5 % du Pib national. En matière d’emploi, 4 000 emplois directs seront créés durant la phase de construction ; 1 800 emplois permanents seront maintenus pendant la phase d’exploitation ; 20 000 emplois indirects seront générés dans les secteurs connexes. L’aspect social n’est pas en reste, avec en ligne de mire  la réhabilitation de 15 écoles ; la construction de 5 centres de santé ; la création d’un programme de formation incluant 250 bourses d’ingénierie ferroviaire et 60 stages annuels ; la mise en place d’un vaste programme d’adduction d’eau potable.

      Joseph MBA

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