
Les habitants des quartiers Tetem et Aviation, dans l’arrondissement d’Éséka, chef-lieu du département du Nyong-et-Kéllé, peuvent désormais regarder la saison des pluies avec plus de sérénité. Longtemps confrontées aux crues dévastatrices de la rivière Makoda, les populations saluent aujourd’hui l’aboutissement des travaux de curage et de drainage engagés pour lutter contre les inondations récurrentes.

Le 6 mai 2026 marque une étape décisive dans ce chantier d’intérêt communautaire. Grâce à l’intervention d’engins lourds, le lit de la rivière a été entièrement dégagé, redonnant à ce cours d’eau son tracé naturel et améliorant considérablement l’écoulement des eaux. Une avancée majeure pour les riverains, régulièrement victimes des débordements de la Makoda lors des fortes pluies.
Le projet, annoncé à plusieurs reprises depuis octobre 2025 puis en février 2026, a véritablement démarré le 1er mars 2026 au confluent des rivières Tetem et Makoda, au lieu-dit Bat Bat. Face à l’ampleur des travaux, portant sur un linéaire de 750 mètres à drainer et à curer à partir du pont, les autorités administratives, techniques et les acteurs locaux ont uni leurs efforts.

Saisi par Roland Ngue Tjock, le préfet du Nyong-et-Kéllé, Emmanuel Ledoux Engamba, s’est personnellement rendu sur le terrain le 7 avril dernier afin d’évaluer l’évolution des travaux. Cette descente a permis de renforcer l’appui institutionnel au projet, notamment à travers la mobilisation de la main-d’œuvre pénitentiaire pour accompagner les opérations de nettoyage.
Mais devant la complexité du chantier et les limites du travail manuel face à l’encombrement du lit fluvial, le recours à un partenariat public-privé s’est imposé comme une solution efficace. Grâce à l’implication du chef de service des Travaux publics d’Éséka, un conducteur d’engin lourd a été mobilisé le 6 mai 2026 pour achever les opérations de curage sur les deux rives du pont.
Au-delà de l’aspect technique, cette réalisation porte également la marque d’un engagement citoyen remarquable. L’intégralité du financement des travaux a été assurée par Ngo KELBE Collette Jeanine, épouse Minka, affectueusement appelée « Mama Collette ». Par ce geste salué par de nombreux habitants, cette bienfaitrice illustre un modèle de patriotisme local fondé sur des actions concrètes au service du développement communautaire.

Aujourd’hui, les eaux de la Makoda circulent à nouveau librement et les populations des quartiers Tetem et Aviation retrouvent espoir. Cette initiative apparaît comme un exemple réussi de solidarité, de collaboration entre acteurs publics et privés, mais aussi de leadership citoyen au service du bien-être collectif.
Luther Sana



