Input your search keywords and press Enter.

Le Sénat en deuil : Marcel Niat Njifenji, le dernier hommage à un bâtisseur de la République

La Chambre haute du Parlement camerounais pleure la disparition, le 11 avril 2026, de S.E. Marcel Niat Njifenji. Figure monumentale de la scène politique nationale, il s’est éteint à Yaoundé, laissant derrière lui l’image d’un serviteur de l’État d’une fidélité exemplaire.

Une page de l’histoire institutionnelle du Cameroun s’est tournée ce week-end. Le pays a appris avec une profonde émotion le décès de Marcel Niat Njifenji, survenu ce samedi 11 avril 2026 à Yaoundé.

Dans un communiqué officiel empreint de solennité, son successeur au perchoir, S.M. Aboubakary Abdoulaye élu président du Sénat le 17 mars dernier a rendu un vibrant hommage à celui qui fut le premier président de cette institution.

Treize ans au sommet de l’État

Marcel Niat Njifenji restera dans les mémoires comme l’homme qui a présidé aux destinées du Sénat depuis sa création historique le 12 juin 2013 jusqu’au 17 mars 2026. Durant près de treize ans, il a occupé la fonction prestigieuse de deuxième personnalité du pays, garant de la stabilité des institutions en sa qualité de successeur constitutionnel du Chef de l’État.

Reconnu comme Président Émérite du Sénat après son départ récent du perchoir, il laisse l’héritage d’un bâtisseur dont la rigueur et le sens du devoir ont marqué de façon indélébile l’architecture politique contemporaine du Cameroun.

Compassion et recueillement national

Dès l’annonce de la nouvelle, le Président du Sénat, les membres du Bureau ainsi que l’ensemble du personnel administratif ont tenu à adresser à la famille éprouvée leurs condoléances les plus sincères et leur compassion émue.

S.M. Aboubakary Abdoulaye s’est d’ailleurs personnellement rendu au domicile du défunt pour réconforter la veuve, Marcie Niat, témoignant de la fraternité qui unit les membres de la Chambre haute en ces heures sombres.

Alors que le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement en temps opportun, le Cameroun s’apprête à saluer la mémoire d’un grand commis de l’État, dont la loyauté aux idéaux républicains n’a jamais vacillé.

Ernesthine BIKOLA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *