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Journée mondiale de l’habitat 2021 : la ministre Ketcha Courtès fait l’état des lieux du logement social au Cameroun

C’est à la faveur d’un point de presse donné à Yaoundé, le 29 septembre 2021, en prélude à la célébration de l’événement dans la capitale, le 04 octobre prochain. Voici quelques réponses de la Ministre de l’Habitat et du Développement urbain à la presse nationale et internationale.

Quel est l’état des lieux du logement social au Cameroun ?

Le Chef de l’Etat Paul Biya a engagé un important programme de construction de 10.000 logements et 50.000 parcelles constructibles. Comme je l’ai toujours dit lors de mes multiples descentes sur le terrain, pour la remise des clefs aux acquéreurs, ce programme du Président de la république, qui répond à l’agenda 2030, a connu des fortunes diverses. Nous avons un programme, qui a permis d’avoir sur les 800 logements attendus dans les capitales régionales autres que Yaoundé que 600. Sur les autres programmes, le Chef de l’Etat avait prescrit que des contrats soient attribués aux Pme camerounaises afin qu’elles aient la maitrise d’ouvrage dans la production des logements. Malheureusement, certaines ont fait face aux difficultés financières, managériales et la mal gouvernance. On a des entreprises qui, après les premiers décomptes, n’ont pas pu avancer, parce qu’ils ont confondu les financements de la construction des logements à autres choses. Donc, je peux dire, à date, que le programme continue. Nous avons résilié les contrats avec les entreprises qui n’étaient pas à même de réaliser ce rêve du Président de la république. Nous avons réattribué ces contrats à d’autres entreprises. Ce qui nous permet aujourd’hui de remettre les clefs aux acquéreurs presque tous les mois, car la production des logements se poursuit pour le bien des Camerounais.

Suis-je satisfaite de cet état des lieux ?

Honnêtement, je dirais non ! C’est pour cela que madame le ministre Secrétaire d’Etat en charge de l’Habitat et moi-même allons vers des solutions innovantes. Nous ne pouvons pas, avec un gap de 02 millions d’unités, continuer à produire de la même manière, c’est-à-dire frapper des parpaings, élever… Il faut passer par des usines de production des matériaux de construction. En cela, nous nous sommes associés à Shelter Afrique dont je salue l’engagement à accompagner le Président de la république. Nous avons un mandat d’un an à la tête de cette institution. Je remercie le Président de la république, qui me permet, au terme de la célébration de la Journée mondiale de l’habitat, d’aller à Naïrobi, pour tenir ma première réunion en qualité de Présidente de Shelter Afrique, structure panafricaine qui accompagne la production des logements. Dans certains Etats que je ne vais pas citer, la production est supérieure à la demande. Chez nous, la production est inférieure à la demande. Il s’agit donc de copier les bonnes pratiques, pour accompagner le Chef de l’Eta à donner aux Camerounais, tel qu’ils le souhaitent, des logements décents et abordables.

Nous ne nous limitons pas uniquement aux partenaires internationaux, nous sommes aux côtés de la Sic et pour la tryptique Sic-Maetur-Crédit foncier. Nous essayons de redynamiser le mécanisme, de travailler ensemble. Nous avons donc encouragé et emmené la Sic à signer un partenariat, pour des logements terre-ciment avec Cimencam et Dangote, qui frappe à la porte, pour aller vers cette expérience. Cette année, on aura à peu près, en phase pilote, 50 logements qui nous permettra d’avoir la maitrise d’ouvrage, pour lancer en grande masse des logements terre-ciment, qui coûteront environ 10 ou 11 millions Fcfa en lieu et place de 21 millions Fcfa. Nous avons également encouragé la Sic à aller vers d’autres partenaires, pour permettre que ses sites disponibles soient mis à contribution à une démarche de rénovation des logements. Nous allons vers des solutions que nous sommes en train de mettre en œuvre avec des partenaires techniques et financiers, qui nous permettent d’accompagner le Chef de l’Etat dans ce rêve, qui est d’ailleurs l’un des piliers d’appréciation de l’agenda 2030 du développement durable que le Président de la république avait signé New-York.

Bertrand TJANI   

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