À l’occasion de la célébration de la Journée de la Femme africaine, l’Association Women Impact And Feminity Improvement a organisé, à Yaoundé, une rencontre d’échanges consacrée à la lutte contre les violences basées sur le genre.
Placée sous le thème « Briser le silence », cette initiative vise à sensibiliser les populations, à encourager la libération de la parole des victimes et à promouvoir une réponse collective face à un phénomène qui continue de toucher des millions de femmes à travers le monde.
Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une femme sur trois est susceptible de subir au cours de sa vie des violences physiques ou sexuelles. Un constat préoccupant qui met en évidence l’urgence de renforcer les actions de prévention, de protection et d’accompagnement des victimes.
Durant cette rencontre, les participants ont échangé sur les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs conséquences sur les victimes ainsi que les mécanismes permettant de mieux les prévenir. Les discussions ont également insisté sur l’importance de lutter contre les stéréotypes, de favoriser l’éducation des jeunes générations et de renforcer l’application des lois protégeant les femmes et les filles.
À travers le thème « Briser le silence », l’association WiFi entend faire de cette journée un véritable espace d’écoute, de dialogue et de solidarité. L’objectif est d’offrir aux victimes un cadre sécurisé où elles peuvent s’exprimer sans crainte, tout en sensibilisant les communautés à leur rôle dans la prévention des violences.
Les organisateurs rappellent que la lutte contre les violences basées sur le genre ne relève pas uniquement des pouvoirs publics, mais constitue une responsabilité collective impliquant les familles, les leaders communautaires, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens.
En célébrant la Journée de la Femme africaine autour de cette problématique, l’association Women Impact And Feminity Improvement réaffirme son engagement en faveur de la promotion des droits des femmes, de leur autonomisation et de la construction d’une société plus juste, où chaque femme peut vivre dans la dignité, la sécurité et le respect de ses droits.
Ernesthine BIKOLA





