
Cette volonté a été exprimée par Mgr Damase Zinga Atangana, président de la Commission épiscopale nationale chargé de l’éducation, au début du comité permanent des secrétaires à l’éducation catholique, tenu le 27 février 2026, au quartier Mvolyé de Yaoundé.

Au moment où l’année scolaire 2025- 2026 est déjà à mi parcours, les secrétaires à l’éducation catholique du Cameroun étaient en conclave avec pour objectif principal affiché, de procéder à l’évaluation de ladite année scolaire. La concertation des Seduc intervenait le lendemain de celle des principaux des collèges catholiques. Il y a lieu de voir que cette assise était en quelque sorte, une continuité du conclave des principaux des collèges catholiques avec pour ambition, de mieux outiller les hauts responsables de l’éducation catholique dans les diocèses. Des stratégies qui contribueront à rendre les établissements dont ils sont responsables, compétitifs aux examens.
A l’ouverture de la cérémonie, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, Mgr Paul Nyaga a rappelé fort opportunément, à l’assistance dans quel contexte a lieu cette rencontre. En effet, cette concertation se tient au moment où l’éducation est en perte de vitesse au Cameroun . Il est question, de mieux organiser les politiques scolaires des différents diocèses établis au Cameroun afin que les résultats aux examens dans les différents établissements soient meilleurs. L’enseignement catholique est à la croisée des chemins, il faut des réformes pour que cela change et que la formation des élèves soit intégrale . « L’école catholique est engagée dans la transformation porteuse de paix et d’espérance. C’est une invitation à vivre notre mission éducative comme un chemin de conversion de créativité . L’espérance ne nie pas les difficultés qui peuvent être financières sociales, et sécuritaires mais les transfigurent en occasion de croissance. Comme le dit un proverbe africain. Ce n’est pas la pluie qui éteint le feu du forgeron, mais le découragement. Nous refusons le découragement nous choisissons l’espérance », a réitéré le secrétaire général de la Cenc.

Les participants ont été édifiés lors de cette plateforme, sur des politiques innovantes à mettre sur pied chacun dans son domaine. « Nous le savons, l’évaluation est un acte de lucidité, d’exercice de vérité et de responsabilité pour s’assurer que l’on ne coure pas hors de la piste. Les évêques du Cameroun exhorte chaque Seduc à être un pédagogue stratège, un acteur du changement et non un simple gestionnaire de la routine. Le Seduc n’est pas un simple exécutant administratif. Que non. Il est le ministre de l’éducation, dans son diocèse,. Il est le gardien des orientations, le relai du magistère, le cœur battant de la mission éducative. Les évêques du Cameroun vous invite chacun à bâtir là où il se trouve, des communautés éducatives innovantes. Où chaque acteur : élève, enseignant, Seduc, prêtre, religieux ou religieuse devient co- créateur d’un climat éducatif toujours renouvelé. L’innovation c’est aussi et avant tout, une mentalité nouvelle, anticiper, adapter à créer », a déclaré Mgr Nyaga.
Il était question, dans le cadre de cette réunion, d’évaluer les difficultés, les limites, les opportunités, qui se posent dans les écoles afin de mieux les adresser pour une année scolaire aboutie au sein des établissements catholiques. « Nous fait une évaluation à mi parcours. Nous avons retenu quelques items, pour cette session. Premièrement, l’exigence d’avoir les plans stratégiques qui sont une sorte de vision de l’éducation catholique au niveau national, au niveau diocésain, au niveau de chaque établissement scolaire. Nous avons parlé des subventions, et nous apprécions ce que l’Etat nous apporte comme soutien dans cet angle là. Nous remercions le Minedub, le Minesec et le Minfi qui nous soutiennent dans notre œuvre. Nous avons recommande fortement aux responsables d’établissements, de bien ficeler les dossiers de demandes de subventions . Et surtout de les justifier. Que ces financements soient utilisés à bon escient . Qu’ils puissent gérer les établissements en bon père de famille. Nous avons parler de la nécessité de l’entreprenariat un peu comme à notre poque à partir du Cm1 on apprenait les sciences d’observation. Il faut qu’on ait une culture de l’entreprenariat dès le bas âge », a conseillé Mgr Damase Zinga Atangana, président de la commission éducation de la Cenc.
Autant le dire, des stratégies efficaces ont été élaborées lors de cette rencontre et vont permettre aux établissements catholiques de se hisser au sommet du classement des meilleurs aux examens relevant de l’Office du baccalauréat en 2026.
Joseph MBA



