
Réunis dans le cadre de leur assemblée générale annuelle au siège de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun ( Cnec), du 25 au 26 février 2026, les principaux des collèges ont été outillés dans le sens de favoriser une éducation catholique qui transforme l’homme dans son entièreté surtout qui permet aux enseignés de faire montre d’un esprit d’entrepreneuriat.

Dans un contexte où la violence a atteint son paroxysme au Cameroun, l’éducation catholique a un rôle fondamental à jouer pour que ses produits soient des apôtres de la paix partout où, ils se trouvent. Les principaux des collèges catholiques se sont retrouvés lors de ce conclave qui avait pour thème « l’école catholique communauté éducative innovante, engagée dans la transformation, porteuse de paix et d’espérance ». L’école catholique qui a toujours charrié une bonne réputation, doit être repensée à la lumière de l’évangile et les défis actuels qui sont : le numérique, l’éthique, la crise des valeurs, la mutation des mentalités et l’urgence de la qualité éducative.
Le conclave des principaux 2026 qui intervenait alors que l’année scolaire est en cours constituait un cadre privilégié de communion , de discernement synodal éducative , permettant aux chefs d’établissements de réfléchir ensemble aux enjeux stratégiques, institutionnels et pastoraux de l’école catholique. Dans sa prise de parole, le nonce apostolique du Vatican au Cameroun et en Guinée Équatoriale, José Avellino Bettencourt a rappelé à l’ensemble des participants à ce conclave, à savoir les principaux des collèges catholiques, les responsables de la Secrétariat national à l’éducation catholique (Seneca), les Secrétaires à l’éducation catholique ( Seduc) ;le président de la commission épiscopale pour l’éducation catholique ; le secrétaire général de Conférence épiscopale nationale ( Cenc), le rôle et l’importance de l’éducation catholique. Dans un premier temps, le nonce apostolique a remercié tous les responsables à l’éducation catholique , à tous les niveaux possibles qui s’investissent pour dispenser les enseignements aux élèves. Par la suite, le nonce apostolique a insisté sur le fait que l’éducation catholique doit se consacrer à donner une éducation intégrale aux élèves. En d’autres termes, l’éducation catholique doit former des bons intellectuels qui sont dotés d’une bonne moralité et qui sont attachés par-dessus aux valeurs humaines.
La concertation des principaux des collèges catholiques qui est primordiale pour la bonne marche de l’enseignement catholique au Cameroun a donné l’occasion au secrétaire national de l’enseignement catholique, Abbé Aurélien Lehoun Mbea d’exhorté ces responsables d’enseignement catholique à veiller avec discernement et fermeté sur la discipline et l’éthique ; accentuer les mécanismes de contrôle et de prévention, pour éviter les dérapages sensibiliser et accompagner pastoralement les victimes et leurs familles. Surtout que le contexte actuel est emprunt au délitement de la société.

« Pour nous responsables, nous devons être exemplaires en tout temps, en tout lieu. Un principal intègre élève toute une génération. Chers principaux, vous avez la mission vous avez la mission de former des hommes et des femmes libres, compétents , responsables et croyants. Vous incarnez, chers principaux, la pédagogie de l’espérance, cette manière de croire que chaque enfant est un trésor, chaque élève est un projet de Dieu », a expliqué le secrétaire national de l’éducation catholique.
Les différents thèmes qui ont meublé cette rencontre étaient, entre autres éducation catholique, culture africaine et bien commun : une alliance critique également féconde au service du développement ; la présentation du projet du plan stratégique 2027- 2032 du Seneca, instrument de vision et de cohérence et d’impact ; éduquer à l’entreprenariat dès l’école : l’apport du programme semence entrepreunariale dans les établissements catholiques ; entre autres. Pour l’essentiel, le conclave devait inculquer les notions aux principaux afin de promouvoir auprès des adolescents, le sens de l’initiative, la créativité et la capacité â résoudre les problèmes concrets, la culture de l’effort du travail en bien fait et de la persévérance.
Joseph MBA



