
Réunis à l’Hôtel de Ville de Yaoundé pour la Journée Mondiale de la Culture Africaine, leaders et tradition se sont accordés sur une priorité : engager la jeunesse pour la paix et la renaissance du continent.

L’esplanade de l’Hôtel de Ville de Yaoundé a vibré le 24 Janvier 2026 sous les couleurs de la 6ème édition de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et de l’Afro-descendance (JMCA). Porté par le RAPEC (Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels), l’événement a rappelé que l’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité, mais aussi celui des sciences et des technologies.
L’Afrique, matrice de la civilisation mondiale


Le RAPEC, ONG basée au Togo, ne s’y trompe pas : sa mission est de faire reconnaître l’apport inestimable du continent à l’évolution du monde. Des tissus de la spiritualité humaine aux avancées technologiques, l’empreinte africaine est partout. Le thème de cette année, « Culture africaine pour le progrès et l’harmonie : engager notre jeunesse pour la paix dans le monde », résonne comme un cri de ralliement.
Le plaidoyer de Moute à Bidias Camille
Au centre de cette célébration, le Président du Comité d’Organisation, M. Moute à Bidias Camille, a marqué les esprits par un discours empreint de sagesse et de détermination. Rappelant que « la première vie vient d’Afrique », il a défini l’action du RAPEC comme une quête de réconciliation universelle.
« La culture, c’est nous. Nous sommes notre culture », a-t-il martelé devant une assemblée conquise. « On peut gommer notre corps, mais pas notre esprit. » Pour lui, l’implication de la jeunesse est vitale, car elle représente l’avenir d’un continent qui doit se réapproprier son identité pour influencer la marche du monde.
Le « Mercredi de la Culture » : Un vœu pour le Cameroun
L’un des moments forts de son intervention a été sa proposition audacieuse adressée au Ministère de la Culture : instaurer le mercredi comme Journée de la Culture au Cameroun.
L’idée est simple mais révolutionnaire : un jour par semaine où chaque famille camerounaise s’habillerait en tenue traditionnelle, consommerait les mets locaux et s’exprimerait exclusivement en langues maternelles. Une immersion hebdomadaire pour garantir que le patrimoine ne soit pas un souvenir, mais une pratique vivante.


Entre les danses des mouvements traditionnels et l’onction des chefs présents, cette journée à l’Hôtel de Ville aura prouvé une chose : l’Afrique est prête à diriger par sa culture.
Le représentant du ministre des arts et de la culture a apprécié la bonne organisation de cet événement et a réitéré le soutien constant du MINCULT aux artistes culturels en déclarant tout aussi l’ouverture de la journée mondiale de la culture et afro-descendant dans notre pays devant les chefs traditionaux et Mr le Maire. Une photo de famille a été prise puis la journée ses poursuivie par d’autre activités culturelles.
Gérald Nyatte



