
Le Président de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun était l’invité de l’émission « Présidence actu », le 03 août 2026, à l’effet de présenter le plan de refondation de l’institution consulaire. Voici les 5 axes majeurs que Martin Paul Mindjos Momeny a développés !

Lorsqu’il est porté à sa tête, Martin Paul Mindjos Momeny trouve la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF) en pleine léthargie.
Dans l’émission « Présidence Actu », Martin Paul Mindjos Momeny parle d‘ »Une CAPEF qui dort »; il reconnaît que la CAPEF était « en veille » pendant des années.

Aussi, va-t-il évoquer un certain nombre de problèmes auxquels était confrontée la chambre consulaire : faible taux d’adhésion, manque de ressources, éloignement des producteurs de base, image floue auprès des pouvoirs publics et des partenaires.
Axe 1 : proximité et organisation
« Nous sommes allés vers les producteurs », indique le Président de la CAPEF, avant d’embrayer sur les missions d’écoute dans toutes les 10 régions que compte le Cameroun : Ouest, Adamaoua, Est.

Objectif, recenser les vraies difficultés : foncier, engrais, équipements, commercialisation.
Sur la plateforme digitale en cours, l’objectif est de recenser et délivrer la carte de membre en ligne dont le but est d’avoir un fichier fiable des vrais acteurs agro-sylvo-pastoraux.
Axe 2 : financement, nerf de la guerre
C’est le point le plus fort de l’intervention du Président de la CAPEF.

Martin Paul Mindjos Momeny a relevé la mobilisation de
20 milliards Fcfa via le partenariat CAPEF – CAMPOS – YUNUS, pour financer les projets des membres sur 1 an.
S’agissant de la Convention FAGACE-CAPEF, le Président de la CAPEF a fait savoir que la structure se porte garante : « Désormais, aucune institution financière ne pourra refuser un crédit à un membre de la CAPEF ».

Quant aux taux bonifiés, le but est de sortir les producteurs du système artisanal pour aller vers l’agro-industrie.
Axe 3 : ZLECAf rt transformation locale
« La CAPEF doit préparer ses membres au marché de 1,4 milliard de consommateurs », a informé le Président de la CAPEF.

Stratégie, arrêter d’exporter le brut et transformer sur place.
Exemple : le coton. Le Cameroun produit 300 000 tonnes/an.

La CAPEF travaille avec la Tunisie pour transférer la technologie de la fibre au textile fini, selon l’appel du Chef de l’État, Paul Biya : « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons ».

Axe 4 : jeunesse et libéralisme communautaire
En faveur des jeunes, le Président de la CAPEF a formulé un plaidoyer visant à baisser l’âge d’accès au titre foncier à moins de 45 ans.

Sur la distribution de kits agropastoraux, motopompes, la vision est d’inscrire l’action de la CAPEF dans le « Libéralisme Communautaire », prôné par le Président Paul Biya : « Le jeune n’est pas un spectateur du développement, mais son moteur principal ».
Axe 5 : rappel à la remobilisation
Au final, Martin Paul Mindjos Momeny a appelé à une « réinscription massive » des membres : « La CAPEF renaît.

Elle redevient la voix des producteurs, leur banque, leur marché et leur défenseur. Nous ne demandons plus, nous proposons et nous agissons. »

Le président de la chambre consulaire a aussi annoncé la sortie prochaine d’un documentaire CAPEF-CRTV de 26 minutes, pour montrer les innovations sur le terrain.

En rappel, Martin Paul Mindjos Momeny, ingénieur agronome et Président de la CAPEF depuis le 24 février 2021, est originaire de Yokadouma, Est-Cameroun.
Bertrand TJANI



